07 décembre 2005
Faut-il aimer les thésards en physique théorique ?
Il suffit de se laisser bercer par le seul terme de « singularité complexe » pour avoir envie de répondre, a priori, que oui, les thésards en physique théorique sont des hommes comme les autres, mieux, ce sont des poètes, et qu’à ce titre ils méritent bien qu’on les aime un peu.
Si le thésard en physique théorique n’est pas, comme on pouvait s’y attendre, un aussi bon danseur que le barman, il n’en demeure pas moins joli à regarder. Si le thésard en physique théorique est forcément un homme de laboratoire, il offre l’avantage certain d’être rompu aux expériences. Si le thésard en physique théorique est par définition un homme de science, il peut aussi révéler une belle sensibilité littéraire.
Pour une pouf comme il se doit, le thésard en physique théorique présente en fait un grand nombre de qualités estimables. Certaines même peuvent d’ailleurs être sans rapport avec la physique ou la théorie : une barre de pole-dance dans le salon, une résistance inouïe au sommeil autrement qu’entre six heures du matin et quinze heures de l’après-midi, du pain d’épice au petit-déjeuner…
Finalement, le seul vrai reproche que l’on pourrait faire à un thésard en physique théorique, c’est d’être un thésard. Non pas qu’il ne faille pas lui reconnaître du mérite, non, au contraire. Mais une thèse, même en physique théorique, ça ne dure pas toujours. Ça peut mener à tout, au conseil comme à la recherche. Ça peut mener nul part, à une presque vie de romancier comme à de longues nuits d’insomnies. Ça peut surtout finir par faire d’un garçon charmant, presque délicieux, un parfait névrosé.
Pétri d’angoisses, bourrés de phobies, le thésard en physique théorique a vite fait de se transformer en personnage assez odieux. Fatigué du monde, fatigué de la vitesse à laquelle il tourne, fatigué des gens qui l’habitent, fatigué de ses us et coutumes sans même les avoir éprouvé, le thésard en physique théorique est fatigué. En colère aussi, contre ceux du privé comme ceux du public, contre les érudits et contre ceux qui ne savent rien, contre les femmes en particulier, le thésard en physique théorique est en colère.
Fatigué et en colère, le joli idéel de la pouf s’avère être son pire client. Parce que si la pouf, elle, maîtrise une barre de pole-dance, une chose est sûre, elle s’avère être complètement désarmée face au « surmoi » déchaîné du thésard en physique théorique.
La pouf a ses limites quoi.
Anna
19:55 Publié dans Science de la pouf | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


Commentaires
Oui
il faut les aimer...
Ecrit par : mimidup | 07 décembre 2005
Le concept est ambitieux, bien écrit!
Allez youplà! Dans ma link list.
Ecrit par : Anisée | 08 décembre 2005
Bienvenu dans le blog des poufs !
J'adore savoir que la communauté s'agrandie :-)
Ecrit par : Chris | 08 décembre 2005
Vous voilà une fois de plus linklistées... Bravo, et merci Anisée de m'avoir fait indirectement découvir cette caverne d'Ali Baba.
May the poufpower be with you all.
Ecrit par : Lucrèce N. | 09 décembre 2005
Merci Lulu
Chris...il y a une "communauté" sur blogspirit...au sens technique.?
God Bless the pouff
Ecrit par : Anisée | 09 décembre 2005
La communauté des poufs n'existe pas encore au sens technique. Mais la plate-forme blogSpirit étant très active, je parie fortement sur le pourcentage de poufs cachées au sein des diverses communautés blogSpirit.
Objectif : les révéler à elles-mêmes, les faire adhérer à une charte de la pouf (en cours de rédaction !), pour créer la communauté officielle des poufs...
Ton avis Anisée ?
Chris
Ecrit par : Chris | 12 décembre 2005
Mon avis?...Et bien je pense que c'est une bonne idée.
C'est bien d'officialiser la pouffiassion. A quand un post sur "la légitimité de la pouff"?
Ecrit par : Anisée | 14 décembre 2005
Ecrire un commentaire