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23 mars 2007

Le nouveau boulot de la pouf

La pouf, parfois, a besoin de changement. Bon. Point trop n'en faut, mais la pouf aime bien qu'on vienne la chercher pour lui proposer un job sympa dans une boîte sympa avec des sous en plus et des responsabilités.

Alors parfois la pouf dit oui. Et là, moi (ben oui, c'est bien de moi Chris qu'il s'agit) j'ai dit oui à un nouveau boulot.

Ca expliquera le retard pris dans les posts, puisque vous vous en doutez, un nouveau boulot, c'est chronophage. Ca prend du temps. D'abord parce qu'il y a plein de choses à découvrir, mais surtout parce qu'il faut dès le départ se positionner comme une vraie pouf, pas une nouvelle poufiasse débarquant dans de nouveaux locaux, non. Une pouf. Avec toute la grandeur et la classe qui viennent avec. Toute la modestie et l'humilité aussi. Et puis il faut dès le départ dénicher les poufs qui sont déjà dans la place.

Pas de compétition entre poufs. C'est une grande loi du genre : les poufs c'est une fraternité. On se tient les coudes. On reste une communauté généreuse qui accueille les nouvelles arrivantes. C'est comme ça que le concept de la pouf gagne du terrain. Le rectrutement. Y a que ça de vrai. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que la pouf change de boîte. C'est parce que la personne qui l'a recrutée... eh bien c'est une pouf aussi. Forcément.

En fait, la communauté des poufs fonctionne un peu comme la communauté gay. On peut aussi être pouf et gay à la fois, il n'y a pas de contre indication. Mais on a nos codes aussi. Le sac et les chaussures, avant tout. Nos marques de reconnaissance: Zadig&Voltaire, Maje, Bérénice, Comptoir des Cotonniers, Barbara Bui, Sandro, ... Une attitude reconnaissable entre initiées : une certaine nonchalence étudiée, une décontraction chic, un sens de l'humour plutôt aiguisé et surtout l'autodérision assumée. L'avantage pour la pouf de travailler dans la com', c'est que la majorité des hommes sont gays et comprennent les poufs et la majorité des femmes sont poufs et comprennent les gays. Les autres... ils forment un clan un peu à part, un peu envieux de cette assurance dont font preuve les poufs, même celles qui viennent d'arriver.

Mais ils ne peuvent pas deviner que si la pouf dès son arrivée est si sûre d'elle, c'est qu'elle a été accueillie, briefée et initiée par son clan, sa communauté de soeurs: eh oui, entre nous, les poufs, c'est Une pouf tous, et tous pouf une...

Chris

17:40 Publié dans Les joies et les bonheurs de la com... | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

13 mars 2007

Samedie soir chez Régine : les heures qui précèdent.

Samedi, 13h30 : la pouf se lève, avec au dessus de sa tête comme des oiseaux qui chantent et des étoiles qui brillent. Elle ne sait pas vraiment pourquoi mais elle est de bonne humeur. Elle se dit que ce week-end, elle ne vas pas le passer à s’occuper l’air de rien, l’air de « je suis célibataire mais ça ne m’ennuie pas ».

 

 

13h45 : deux œufs à la coque et un grand verre de jus d’orange plus tard, la pouf feuillette son Elle. Elle doit décidément être de très bonne humeur pour se décider à aller shopper un samedi après-midi.

 

 

14h20 : ça lui vient comme une fulgurance géniale sous la douche, la mi-saison sera blouse ou ne sera pas. Il ne faut pas se laisser distraire par les motifs année 80, le vrai truc de pouf qu’il faut chopper en ce moment, c’est la blouse à motifs.

 

 

15h00, boulevard Haussmann : la pouf se réjouit, des blouses en effet fleurissent de ci de là au milieu des portants. Deux ou trois choses à savoir sur la blouse avant de se lancer : une blouse c’est joli dans un joli tissu, sinon après deux lavages ça se transforme en grand tee-shirt informe. Une blouse s’est joli avec des manches ballon, moche avec de la dentelle. Une blouse s’est volontiers colorée. Alors que la maille, la maille, la maille de cet hiver, c’était gris et point !

 

 

16h45, il faut des accessoires avec une blouse, des petits colliers, des lunettes masque, des bracelets dorés. La pouf s’engouffre chez H&M.

 

 

17h30, il faut être débile pour aller chez H&M un samedi après-midi boulevard Haussmann. Il faut être particulièrement demeuré si l’on est un garçon et que l’on accompagne une fille.

 

 

17h46, le petit couple, juste devant la pouf dans la queue devant la caisse, a finit de payer mais continue néanmoins de se disputer : « tout ça pour ça » il lui dit lui, « ok si tu veux on va à la fnac » lui répond-elle.

 

 

18h24, chez Mango, la pouf se saisit d’un big bag mou et fushia. Une vendeuse lui propose d’aller chercher le même modèle en réserve. La pouf s’accroche à son sac et elle fait bien : la réserve a été pillée. Regard noir et menaçant d’une grande brune sophistiquée sur le sac. La pouf résiste, il est elle, elle part avec.

 

 

18h46, métro Saint Lazare, ligne 3. la pouf n’a pas résisté, elle a sortit son nouveau big bag fushia et le caresse du bout des doigts. C’est toute sa tenue de la soirée qu’elle va coordonner avec sa nouvelle trouvaille. Pendant qu’elle réfléchit intensément, un ou deux métro passent.

 

 

19h34, la pouf est dans son bain, elle s’interroge : n’est-ce pas un peu infantile d’assortir toute sa tenue à un big bag mou fushia si on doit à un moment laissé son sac au vestiaire ?

 

 

19h36, comme il est en plastique en plus, pas moyen de prendre le risque de le garder et qu’il se fasse brûler par une cigarette impertinente.

 

 

19h42, dans tous les cas, prévoir la semaine prochaine une virée chez Mango pour acheter la réplique.

 

 

20h12, la pouf déplace son grand miroir dans le salon pour faire ses essayages. Monseigneur appelle, le rendez-vous est calé pour 21h00.

 

 

20h21, la pouf valide la blouse à motif points roses et noirs.

 

 

20h22, et le petit short noir.

 

 

20h23, et les bottes Bocage.

 

 

20h24, la pouf est fière d’elle, elle se trouve hyper réactive. Le chat aussi qui a filé ses collants en voulant grimper sur ses genoux.

 

 

20h30, le Proxi du coin est encore ouvert. La pouf se fait livrer ses collants à domicile par Amir. « Quel choux ! »

 

20h50, la pouf est très en forme. Make-up nude mais yeux ombrés, la soirée peut commencer. Bizarre elle se dit en s'engoufrant dans un taxi, la dernière fois qu'elle s'est sentie comme ça, c'était lors de sa rencontre avec Petit Chéri...

Anna

21:02 Publié dans Soirées poufs | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note