28 juillet 2008
Finalement, on est bien peu de chose…
Assise sur le rebord de ma baignoire, les doigts tricotant une mèche de cheveux, les yeux perdus dans le vide, la pouf que je suis réfléchit intensément : j’ai la mémoire qui flanche, sans doute suite aux ravages causés à mon cerveau par le trop grand nombre de verres de vodka bus tout au long de mon existence. Ou presque. <!--[endif]-->
Très concentrée, je fouille mes plus lointains souvenirs, remontant même jusqu’à l’époque joyeuse de mon enfance : moi en tutu me rêvant danseuse étoile… moi en bottes caressant la crinière de mon poney Norgan… moi en palmes, m’imaginant déjà océanographe du bout du monde… moi avec le vieux Nikon de Papounet me rêvant grand reporter… moi et mon Dalloz, juriste de stature internationale en devenir… J’égrène un à un tous ces rêves un jour caressés.
Les minutes passent, vraiment je cherche, je me torture mais rien n’y fait : je ne me rappelle pas avoir un jour espéré, dans le secret de ma chambre d’ado, de pouvoir ramasser les chaussettes de sport de mon amoureux, des en coton toutes blanches qui peluchent, des roulées en boule et traînant là par terre depuis 6 jours.
Non, je ne me rappelle vraiment pas avoir un jour caressé ce rêve là.
Anna
19:30 Publié dans Vie de pouf | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : quotidien, couple, fanfare


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