30 juillet 2008
Le lundi au soleil...
La pouf n'aime pas les lundis. Surtout les lundis caniculaires, à Paris, en plein été. Alors qu'on pourrait faire comme tous les gens normaux : avoir des vacances et les passer au bord de l'eau, à faire des siestes en sirotant son verre de rosé, sans savoir quel jour on est et c'est ça qu'est bon...
Non parce que honnêtement, s'il y avait un côté positif à rester à Paris en juillet. Des trucs simples mêmes : moins de monde dans les transports en commun ? moins de boulot à l'agence ? moins d'emmerdeurs dans les rues ? Même pas.
Avant-hier, un lundi d'été comme les autres : après un réveil dans la lenteur et la douleur et une immersion sous une douche pas assez froide au vu de l'intense chaleur qui s'annonce, la pouf se dirige vers le métro. Et là, c'est le début de la fin.
Une légère et ô combien gracieuse glissade/chute dans les escaliers, et la pouf rate son train et gagne quelques bleus aux fesses. Quelques minutes plus tard, le métro suivant arrive enfin. Là problème : comment faire pour monter dedans ?
En effet, histoire de coller dès le début de la semaine une ambiance cordiale et sereine aux "usagers", la ligne annonçait "des problèmes de signalisation" avec pour conséquence un "trafic très perturbé"... On s'en serait d'ailleurs douté au vu du monde se pressant sur le quai. 25 minutes et 2,5 mètres grignotés plus tard, la pouf réussit tant bien que mal à s'encastrer entre un sac vert et violet de très mauvais goût et un dessous de bras pas très frais.
Quelques stations plus tard, suante et de fort mauvaise humeur, la pouf enchaîne avec son bus. Tout aussi plein. Cette fois-ci, après avoir testé la solidité d'une semelle en bois sur son pied à nu (c'est solide) et s'être rapprochée d'une mamie raleuse et d'un jeune revanchard qui ont passé le trajet à se guetter d'un air méfiant, la pouf arrive à son travail. 1h30 après être partie de chez elle.
Contre la fenêtre qui fait la longueur de l'open space où travaille la pouf, le paysage la rassérène. Non c'est vrai : au moins j'ai une jolie vue. Se dit-elle. Mais la pouf déchante vite. Orientée plein sud, le soleil chauffe de toutes ses forces une pièce étouffante, la climatisation ayant eu ce jour-là la bonne idée de tomber en panne... Et la journée ayant été caniculaire (+35° à 18h30), on imagine sans peine l'état physique à la sortie de la pouf qui, loin de toute idée d'élégance, ne rêve plus que d'eau, sous toutes ses formes mais à basse température, et rêve de plonger nue dans la Seine, rien qu'un moment. Mais il est temps de rentrer...
Et re-chaleur, re-transports, re-odeurs, re-douleur...
Vous l'avez bien compris, la pouf n'est pas encore en vacances.
Et vraiment. Vraiment. La pouf n'aime pas les lundis d'été à Paris.
Chris
11:00 Publié dans Vie de pouf | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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