18 février 2009

Le Personal Trainer

Depuis mon dernier post, la pouf que je suis n'a pas eu le temps de travailler sur ce voyage à New York. Ana non plus. Ce qui d'ailleurs n'aura certainement pas échappé à votre esprit aiguisé et votre sens de l'observation acéré.

 

Figurez-vous qu'entre temps, j'ai payé une cotisation à un club de sport. Enfin... une salle de sport plus précisément. Cet espace meublé de machines de tortures, d'écrans tv, de tapis de course, de vélos d'appartement... tous ultraperformants, suréquipés en informatique et en électronique, gravés de termes barbares tels "électrocardiogrammes", "abduction", "ischio-jambiers", "glutéaux"... Sur toutes ces machines alignées comme à l'armée pour que ça ne fasse pas désordre, des hommes et des femmes en nage s'infligent les pires tortures. Volontairement. Et moi, je les ai rejoints. Voilà. C'est dit. Mais pourquoi me demanderez-vous ?

 

Parce que le temps passe : il faut regarder les choses en face je ne suis plus aussi performante qu'il y a 4 ans, lorsque ce blog est né. Ce n'est pas tant que j'ai fait du gras que j'ai pris du mou. Si je laisse les choses aller à vau-l'eau, dans un an ou deux, max, je vais me retrouver avec deux paires de seins sur lesquels des bras aplatis s'étaleront mollement tandis que l'attraction terrestre se fera nettement plus forte au niveau du bas du dos. Bref, en bonne pouf, j'ai décidé de réagir.

 

Et du coup j'ai rencontré Christian, Personal Trainer (avec l'accent). Ce club formidable propose à l'inscription trois séances de coaching pour évaluer la capacité physique du "nouveau membre", et lui établir un programme d'entrainement personnalisé. Très chic. Sisisi. Dès le lendemain de mon inscription donc, je reçois un appel de Christian, nous prenons rendez-vous pour une première séance de "personnal training".

 

Arrivée à la salle de gym, je découvre un grand black bodybuildé. Christian donc. Au bout de 10 minutes de conversation pour établir mon "profil", Christian m'avoue être souvent en déplacement en Espagne "pour le travail parce que je coache aussi des stars..." et avoir déjà travaillé pour M6. Au bout de 30 minutes, je décide que vraiment, vraiment Christian est un coach parfait. Il est aussi gonflé et creux qu'un ballon d'hélium, mais nettement plus causant. Et comme il n'attend pas vraiment de réponse de ma part, je peux garder mon souffle tandis que je cours comme je peux sur un tapis roulant technologique qui penche à volonté comme si j'étais à la montagne. Tuant.

Mais le mauvais point c'est qu'en découvrant mon exceptionnelle capacité de récupération Christian déclare, à mon grand désespoir :

- C'est bien tu récupères super vite, on va pouvoir faire des tout petits temps de récup'.

- ... ... Ah ben non, moi j'y tiens à mes temps de récupération bien longs !!!

- Non, mais tu verras c'est super pratique. Tu progresseras beaucoup plus vite.

- ... ... ...

Il est un peu trop enthousiaste en fait le Christian. Me fait peur...  

 

A la troisième session, je découvre enfin mon parcours sportif final : course pour s'échauffer, haltères (mais légères) pour éviter les bras mous, piétinements très très très rapides entrecoupés de sauts latéraux très fatiguants, exercices d'équilibre sur un demi ballon qui bouge tout seul (très fatiguant aussi) et au final, abdo-fessiers (horriblement douloureux). Tout ça en 1 heure. Avec bien entendu des temps de récupération très courts.Voire pas de temps de récupération du tout d'ailleurs... Mais bon, des exercices très très très efficaces !!! Je repars donc épuisée, crevée, le corps tout entier douloureux, mais tellement contente d'avoir fait ce qu'il fallait pour lutter efficacement contre la loi de la gravité.

 

Pour ceux qui se demandent si c'est efficace, je peux confirmer : pendant trois jours, j'ai marché comme un cow boy. J'ai évité les talons (trop douloureux pour mes mollets). J'ai mis uniquement des jupes larges pour masquer le côté saccadé de ma démarche dûe à des "grands fessiers", des "quadriceps" et des "adducteurs" bien trop douloureux. J'ai changé de sac à main pour un tout petit, beaucoup plus léger pour épargner mes bras. Et je n'ai pas ri une seule fois.  Trop difficile pour mes pauvres abdos... Du coup je me pose la question d'y retourner : certes il existe une expression qui dit qu'il "faut souffrir pour être belle". Je l'avais bien intégrée sur les points suivants : coiffeur, épilation à la cire, épilation au laser (cf le post correspondant). Mais quand même... je ne suis pas sûre d'avoir envie de renoncer aux crises de fou-rire...

Je crois qu'il va falloir que je demande à Christian un nouveau programme un peu plus light. Quand il sera rentré d'Espagne et aura terminé sa session de coaching chez M6. Dans 6 mois ? 

 

Chris