12 juillet 2008

EVJF mode d'emploi

Depuis quelque temps, la pouf est entrée dans une période bien particulière de sa vie. Celle où toutes les amies se marient.

Or, qui dit mariage, dit EVJF (Enterrement de Vie de Jeune Fille pour les non-initiés). Et quand on est témoin, comme la pouf l'est souvent, on est souvent d'organisation. Et c'est pas gagné.

 

Forte de sa longue expérience de ces derniers mois, la pouf a listé les 10 points incontournables pour un EVJF réussi 

1- le fichier excel.

Dedans il y a les noms des copines leurs téléphones portables et surtout, surtout, les dispos en vert et les jours pris en rouge. L'enjeu : trouver une colonne toute verte, qui sera le jour/week-end de l'EVJF

 

2- le brainstorm.

Réunir toutes les poufs et moins poufs autour d'un verre pour réfléchir au programme. Plusieurs verres, si possibles alcoolisés sont nécessaires. D'une part pour activer l'imagination. D'autre part pour aider la pouf à ne pas s'énerver contre ces amies qui sont sans imagination

 

3- s'assurer de la complicité du fiancé.

Indispensable. Sans ça, c'est foutu. Pour peu que sur un coup de tête ce jour-là la JF à enterrer décide de s'offrir une journée spa du côté d'Hossegor.

 

4- s'assurer du silence du fiancé.

C'est fou comme les hommes ont tendance à vendre la mèche sans s'en rendre compte. Le briefer avant. Mise en situation et médiatraining indispensable. Pour éviter les dérapages.

 

5- le financement.

Vérifier la somme que chacune est prête à mettre 2 ou 3 fois.

Trop souvent, les poufs décommandent en invoquant les problèmes de fin de mois dûs à une période de soldes inconsidérée. Ne pas éviter à les relancer en rappelant systématiquement le montant à prévoir. Sinon on se retrouve avec 4 annulations sur les 8 personnes de prévues, et un montant de la soirée qui double d'un coup. Et là, les problèmes de fin de mois c'est pour vous. Et adieu veau, vache, python, chaussures de cuir de luxe et sac tendance.

 

6- pour éviter les problèmes de fin de mois, viser les dates de début de mois.

S'y prendre à l'avance...

 

7- prévoir les scénarios.

Scénario météo. Indispensable. Toujours prévoir un plan B. A couvert. Et des boissons pour se consoler.

Scénario catastrophe. Le pole barre est souvent synonyme d'accident. Parce que quand on n'est pas habituée à tourner gracieusement autour de la barre avec la légèreté d'une libellule, on a trop souvent tendance à se voir rappeler la loi de la gravité. Nos genoux aussi. Toujours éviter le cours de pole dance si l'EVJF a lieu à moins de 10 jours du mariage. Les bleus, quand on est en tenue de mariage, c'est pas beau. 

 

8- le costume.

Eviter les oreilles de Mickey. Parce que si ça vous fait bien rigoler quand vous en êtes au point 2 et à votre cinquième coupe de champagne, ça ne sera plas le cas de la fiancée. Et que vous rirez vous-même beaucoup moins quand ce sera votre EVJF et que -juste retour des choses- elle vous affublera d'oreilles de lapin et du costume qui va avec...

 

9- l'appareil photo.

Les photos souvenirs, c'est le meilleur de l'EVJF. Mais une condition à souscrire toutes. Ne pas mettre les photos sur Facebook. Croyez moi, la JF n'a aucune envie d'être vue par la terre entière (et surtout pas par son patron ou ses clients) habillée en Minnie, agrippée de tout son corps à la pole barre pour ne pas tomber, grimaçant sous l'effort, le mini-short dévoilant ses petits capitons. Ni par son fiancé sur celle où on la voit à 4 heures du matin, un peu trop éméchée, transpirante et complètement échevelée, folle du strip teaser colée à sa jupe à pois rouge. Celle de Minnie.

 

10- la boisson.

Du champagne. Toujours. A chaque étape, chaque regroupement, chaque moment.

Parce que le champagne, c'est festif et ça fait des bulles.

Parce que le champagne, c'est la boisson la moins calorique et la mieux digérée.

Parce que le champagne, soit c'est doré et ça va avec tout, soit c'est rosé et ça va avec vous.

27 septembre 2007

De l'utilité du virtuel pour son carnet d'adresse

Depuis quelques semaines, la pouf a découvert un nouvel outil qui la réjouit fort. Après avoir testé puis abandonné les linked-in, viadeo et autres copains-d-avant (compliqué, pas efficace, trop commercial) ce nouvel outil a été une véritable révélation. Et la pouf est enfin entrée dans l'univers des réseaux sociaux virtuels. Il était temps me direz-vous. Mais la pouf est comme la tortue : elle va sur ce genre d'outils lentement, mais sûrement...

 

Un beau matin pluvieux, la pouf reçoit un email du stagiaire Sébastien. "Sébastien T. wants to be your friend on FaceBook". D'abord, la pouf se demande qui est ce fameux SébastienT. dont elle n'a aucun souvenir, qui lui envoie un mail lui demandant d'être son ami. La pouf découvre en lisant le profil dudit Sébastien, qu'il est stagiaire au même étage qu'elle. Mais il faut savoir que dans l'entreprise où travaille la pouf, les stagiaires sont remisés au placard. Ou plutôt dans le "bocal" de son nom réel. Sorte de grande boîte entourée de vitres transparentes où s'entassent les stagiaires du département. En gros, une petite dizaine de personne dans une petite quinzaine de mètres carrés. Allez savoir à quelle tête appartient tel nom dans cette foule. Forcément, faut pas trop lui en demander à la pouf... déjà retenir les noms de tous les gens qu'elle cotoye régulièrement, mais alors !! les stagiaires !! Ca devient compliqué. La pouf évidemment parle aux stagiaires. Elle aime les stagiaires. Il y en a d'ailleurs quelques uns qui peuvent même être assez intéressants... Mais je divague... Revenons à nos moutons. Ou plutôt à nos réseaux.

La pouf, curieuse, et ayant de plus déjà entendu parler de FaceBook, se décide à essayer ce nouvel outil. Je vous rappelle que la pouf, sous ses dehors un peu nunuche et je ne comprends rien à rien est quand même une pointe en technologie : la preuve... ce blog. La pouf s'inscrit donc et obtient ainsi le droit de répondre au petit Sébastien. Du coup, après avoir renseigné sa fiche, mis sa plus jolie photo dans son profil, la pouf décide qu'elle est d'accord pour être sa "friend" sur Face Book. C'est comme ça que la pouf est entré dans le monde merveilleux de FaceBook.

 

En l'espace de deux heures, ayant bénéficié de l'option permettant d'envoyer une invitation à tout son répertoire, la pouf reçoit en retour un nombre impressionnant d'invitations de pleins d'amis qu'elle a complètement perdu de vue, puisqu'elle avait complètement oublié qu'ils étaient enregistrés dans le-dit répertoire... Trop contente la pouf. Si si, vraiment : ça fait vraiment plaisir de savoir que même si vous les avez oubliés, eux pas !! C'est ça être une femme inoubliable...

Et le summum de la classitude de FaceBook, la pouf l'a découvert la semaine suivant son inscription. Quand elle a découvert sur sa boîte mail que son directeur général (on est parle quand même d'une entreprise de près de 400 employés...) "wants to be your friend". Et ça, c'est vraiment la classe.

A l'heure où ce post est écrit, la pouf compte déjà 256 amis sur FaceBook. C'est fou ce que c'est bien FaceBook, ça permet de compatbiliser sa popularité. Un outil indispensable qu'on n'apprécie pas à sa juste mesure. Sauf quand on est une vraie pouf... Pour la pouf, décidémment, les réseaux sociaux, y'a qu'ça de vrai !

 

Chris

13 juillet 2007

Un homme à la plage...

PetitChéri ne va pas à la plage. Non pas que l’idée de ne rien faire sinon rôtir au soleil lui pose problème. Non parce que ne rien faire, c’est même le métier de PetitChéri. C’est juste que PetitChéri ne fait pas rien à la plage, ou alors si elle est privée, ou alors si elle est accessible seulement en bateau.

 

 

Mais si PetitChéri allait à la plage, la pouf n’aurait même pas besoin de veiller à ce qu’il porte une tenue de circonstance. PetitChéri porte mieux les tenues de plage que n’importe quelle autre panoplie.

 

 

Mais lorsque l’on n’est pas PetitChéri ?

 

 

Quelques conseils, donc, à l’usage des hommes plus ou moins virils qui s’apprêtent à faire leurs valises et ne savent pas trop quoi mettre dedans…

 

 

A l’inverse de la pouf, le garçon ne s’habille pas différemment selon qu’il fréquente la côte atlantique, les abords de Saint Trop, le fin fond de l’Aveyron ou la sauvage Bretagne. Où qu’il soit l’homme en vacances peut s’habiller partout de la même façon. Même à l’étranger. Un garçon qui changerait de garde-robe selon qu’il est à Ibiza, New York en été ou au Vietnam serait moins un homme viril que Pierre Yves. C’est dire…

 

 

Alors que la pouf traînera toujours dans ses valises une petite robe ou deux, de cocktail, avec les stilettos qui vont avec, le garçon lui n’a absolument pas besoin de partir en emmenant son smoking ou même un simple costard. Il prendra simplement une très belle chemise très chic, une avec des boutons de manchette c’est mieux, une Dior Homme c’est vraiment parfait (à porter impeccablement fraîche et repassée bien sûr sur un jean taille basse)

 

 

Si la pouf aura opté pour la robe bustier cet été, qu’elle soit grande et mince ou petite et gironde, le garçon, lui, choisira définitivement son camp en fonction de son physique.

 

 

La chemise habillée (manches longues retroussées) sur un bermuda très casual (un Gap peut très bien faire l’affaire) avec une classique paire de Dockside, c’est impeccable quand on est un peu musclé, un peu bronzé. Parce que sur le garçon mince et palichon ça fait tout de suite jeune scout ou ado anglais à la dérive.

 

 

Le tee-shirt coloré et collector (dans l’idéal une vieille édition dénichée sur lafraise.com) sur un pantalon en toile claire façon Docker et une paire de tongs (des Havaianas, blanche au hasard) iront parfaitement au garçon plus élancé que potelé, les tifs un peu ébouriffées. Autrement porté, l’ensemble pourrait créer un effet Jakass et abus de bierre du plus mauvais effet.

 

 

Le tout bien sûr pour faire le marché et ramener la vraie tarte tropézienne de chez Mica, pour un apéro improvisé au milieu des vignes, un très bon italien à la lumière des bougies et même, oui même, une virée à la plage autrement qu’en jet ski à Benodet.

 

 

Anna

03 juillet 2007

« J’veux un mec, vient le mec… » et la pouf découvre Spike !

La pouf était là, paisible, à flâner sur le net d’un blog à l’autre, sans se douter qu’à la page suivante, comme ça, l’air de rien, elle rencontrerait Spike.

 

 

Depuis, la pouf rêve de passer du virtuel au réel, de la théorie à la pratique, d’un site Internet à Chez Georges, pour en vrai éprouver les méthodes du Maître Spike, l’expert en séduction, le Pick Up Artist® français le plus respecté.

 

 

Ah, Spike… Laisse moi te lancer quelques Eye Contact® comme autant de Indication Of Interest® de ma part. Laisse moi être ta Hot Babe® de la soirée. Avec tes Cocky Funny®, soufflant le chaud et le froid, tu me rendrais folle, ne sachant pas si je te plais ou pas, je ne maîtriserais plus mon Body Langage®. Promis, avec moi, pas de Bitch Shield® qui entraverait ton Mojo®, pas plus que de copine moche et bête pour te Cockblocker®. Ce sera comme tu veux pour Closer® : numclose®, kissclose® ou même fuckclose®… Parce que pour toi, Spike, je veux bien même signer pour une One Stand Night®…

 

 

Anna, mi-atterrée, mi-amusée.

 

 

Prix catalogue conseillés sur Spike Seduction® :

-         45€ le coaching téléphonique

-         295€ le workshop avec le maître

-         Relooking personnalisé sur demande

 

De là la pouf un peu mesquine hésite à prodiguer gratuitement ses conseils avisés...

08 juin 2007

Le ridicule ne tue pas… mais ça chauffe quand même !

La pouf a beau être un être exceptionnel, elle n’en est pas moins soumise à la loi de Mère Nature. On sait que la pouf est belle. On sait qu’elle a une classe folle. On sait qu’elle aime porter des robes un peu courtes ou très fendues. On sait aussi que les escarpins qui font la jambe longue et fuselée ont sa préférence. Mais tout ceci n’est atteint qu’au prix d’un effort et d’une souffrance renouvelée tous les mois. Car enfin, faut-il l’avouer : la pouf malgré toute sa divinité et sa grandeur, doit lutter contre un maux bien féminin, sa pilosité. Ni plus ni moins fournie que la moyenne, la pouf doit se conformer aux usages en vigueur : l’épilation mensuelle.

Les jambes, ça va. Pas trop de douleur. Mais les aisselles et le maillot : au secours. La classe et le courage de la pouf s’enfuient à toute allure à l’approche du petit bâtonnet de cire chaude qu’approche avec un doux sourire Sandra, l’esthéticienne du bas de la rue. Et là toute honte bue, la pouf ne peut s’empêcher de pester contre la condition féminine.

 

Alors par un beau jour d’hiver, après avoir lu en long en large et en travers un long dossier de Glamour (ou était-ce Biba ?) la pouf décroche son téléphone et appelle une institution merveilleuse : la clinique laser. Eh bien vous messieurs qui n’en revenez pas et vous mesdemoiselles qui en rêvez, sachez c’est un cabinet médical spécialisé dans l’épilation définitive. Sisisi. Objectif : imberbitude absolue pour perfectitude long terme en maillot. Rendez-vous pris, la pouf découvre l’antre des rendez-vous clandestins de ses consœurs. Il faut croire que décidemment, l’épilation définitive est un concept qui plait aux poufs car une grande majorité de celles croisées dans la salle d’attente poufiassaient à morte et plus encore devant leurs ordinateurs, le portable accroché à l’oreille et le look parfait jusqu’au bout des ongles. Un seul patient masculin croisé dans ce centre féminin. Un pouf. Courageux. Respect total.

 

Commence alors une longue session d’étapes de ridicule absolu.

Première étape : la crème anesthésiante. Elle a bien des propriétés utiles cette crème : elle empêche avant tout d’avoir mal. Mais elle a un défaut. Elle perd ses propriétés avec l’air. Alors il faut - après l’avoir appliquée s’enrubanner - dans du film alimentaire. Une heure et demie avant la séance. A chaque pas, un bruissement ni doux et ni discret se fait entendre. La règle N°1 la pouf l’a apprise très vite : ne jamais faire de séance l’après midi. Parce qu’il est un peu délicat dans cette situation de répondre aux questions des collègues.

Deuxième étape : celle de la douleur. Parce que malgré la super-crème-anesthésiante-qui-permet-pour-une-fois-d-oublier-qu-on-a-des-fesses-des-cuisses-et-un-pubis, eh ben ça fait un peu mal. En fait ça fait même très mal pour peu qu’on ait mal étalé la crème. Ah oui parce que j’ai oublié de préciser un détail important : la pouf forcément commence par une épilation du maillot… et du SIF. Qu’est-ce que le SIF me direz-vous ? Le SIF est un terme hautement scientifique, désignant une partie extrêmement sensible de l’anatomie : le Sillon Inter Fessier. Oui. Voilà. Tout de suite on comprend que ce n’est pas une zone facile à atteindre pour étaler la crème anesthésiante de manière totalement égale. Et quand le laser s’en approche, ce n’est pas une partie de plaisir.

D’autant plus qu’à cette étape précise la pouf a atteint l’étape N° 3 : celle du ridicule absolu. Je m’explique : pour atteindre le SIF, il faut « dégager » la zone. En d’autres termes, la pouf se retrouve sur le dos, les genoux sous le menton, rouge de honte d’exposer ainsi son SIF qu’elle n’a jamais dévoilé à d’autres qu’à quelques privilégiés, dont sa mère à l’âge des couches.

Et là, immobile, se retenant de ne pas montrer sa douleur (on a sa dignité quand même… en tout cas, on la cherche autant que faire ce peut), la pouf souffre, le SIF en feu, les genoux sous le menton, et se demande pourquoi elle est allée s’infliger ça. Oui vraiment, on se demande...

 

 

 

Chris

05 février 2007

Comment bien gérer le célibat à l’approche de la Saint Valentin.

De Pierre Yves, le sémillant collègue de bureau à la sensibilité exacerbée (sa condition d’homo n’ayant rien à voir avec le fait qu’il distingue parfaitement un « ça va » d’un « ça va ») : « il faut que tu fasses le deuil de cette histoire, que tu prennes le temps d’y renoncer définitivement »

 

De Cris, meilleure amie s’il en est : « je te connais trop bien pour penser une seule seconde que ce garçon te manque pour de bonnes raisons »

 

De Patrick, le chef ténébreux et charismatique (mais néanmoins viré pour excès de ténèbres et de charisme) : « il faut que tu verrouilles mieux ton positionnement, tu es forcément déceptive en tant que vecteur de séduction si tu instaures avant tout avec ta cible des rapports de potes » 

 

D’Alexandre, fidèle parmi les fidèles : « oui, d’accord, mais ne compte pas sur moi pour te présenter des prétendants, je serai bien incapable de te partager »

 

De Juju, la copine irréprochable : « je le savais, ce mec, je le sentais pas depuis le départ » 

 

De Soso, l’autre copine irréprochable : « tu veux qu’on aille dîner pour en parler ?» 

 

De Willy, l’ex : « alors que tu as claqué une paire de Weston à Noël, moi j’avais même pas droit à des tongs ? » 

 

De Monseigneur, meilleur ami s’il en est : « oui... ben... y’a pas de raison que je sois tout seul à écumer les soirées afterwork » 

 

De Patou, mère merveilleuse : « c’était quoi son nom déjà ? » 

 

De la vendeuse de chez Bocage : « alors si c’est financé par votre ex, je vous mets aussi le spray non gras incolore avec les bottes… » 

 

D’ok, conquête d’il y a fort longtemps : « je te rassure, tu resteras son ultime référence en matière de cul ! » 

 

De Thibaut, le joli sourire de la table là-bas samedi soir chez Régine : « Alors je suis béni » 

 

Des tarots d’aufemin.com :  « La relation amoureuse future est existante. Si elle ne s'est pas encore concrétisée, le désir est présent de part et d'autre. » 

 

De Boris, chef de pub dévoué : « de toutes les façons tu t’en tapes, je te rappelle, chef, que la Saint Valentin tu la passes à Bercy pour la finale de la Coupe de France de Hockey sur Glace » 

 

Et la pouf de se laisser convaincre…

15 décembre 2006

Si seulement c'était ma Première à Paris...

-         Alors, c’était comment la soirée Paris Première ?

-         C’était très bien !

-         Ah.. Ok… Et y’avait qui ?

-         Tout le monde.

-         Ah, ouais. Et la musique, elle était bien la musique.

-         Oui, oui, comme il fallait.

-         Et le Show Case, c’est comment le Show Case ?

-         Sublime.

-         Ah… Bon… J’ai une copine qui y était qui m’a dit que c’était bien cool.

-         Oui, bon, ben et si t’allais plutôt harceler ta copine pour qu’elle te fasse rêver, moi j’ai des choses à faire…

 

La pouf est de mauvaise humeur et elle n’hésite pas à le faire savoir. Trop de champagne, trop de macarons, trop de cigarettes : l’œil est vitreux, le cheveux triste, la peau bien pâle. « La night, ça demande des sacrifices grave » se répète la pouf devant la glace des toilettes du bureau. 

 

Il y a de cela 7 ans, lorsque la pouf débarquait pour finir ses études « sur Paris » (comme elle le disait encore à l’époque et comme très vite elle allait apprendre à ne plus le dire) être invitée à une soirée comme celle là aurait été impossible. Il y a de cela 7 ans, quand la pouf ne connaissait pas encore 20 stations de métro par cœur et avec pour chacune d’entre elles les correspondances, faire partie du cercle fermé des initiés sur qui l’on compte durant ce genre d’événement aurait été impensable. Alors qu’il y a de cela 7 ans, la pouf aurait tout donné « pour en être ».

 

Mais elle n’en était pas ! Plus dégrossie que la moyenne, la pouf à l’époque était loin du compte. Un vieux manteau Bill Tornade, un jean Levis et des boots Freelance ne suffisaient pas. Un physique arrangeant, un grand sourire naïf et un don inné pour la danse aidaient, mais ne faisaient pas tout. 

 

Pourtant, à bien y réfléchir, le plus dur ce n’est pas de devenir une vraie pouf parisienne. Un peu de temps, un peu d’entraînement et hop, voilà, on se retrouve simplement à discuter de la couleur des macarons avec Samuel Lebihan. A y réfléchir encore un peu plus, le plus dur n’est pas non plus de durer, dans la vie parisienne. Durer, c’est le problème de ceux qui en ont un jour fait partie et qui se sont fait sortir depuis. Non, le plus dur est ailleurs finalement.

 

Le plus dur, c’est bien de ne pas vraiment en être ! Et de continuer de s’amuser de tout et d’un rien : « Oh regarde, le barman a une cape et un loup » De ne pas se prendre au sérieux : « Et quand je bouge comme ça tu trouves pas que je ressemble à Beyonce ? » De s’étonner même des choses les plus ordinaires : « Je crois que la fille de La Minute Blonde c’est pas une vraie blonde. »

 

Et de rester un peu comme on était au départ :

-         Petit Chéri ! On dit que je suis une princesse et toi le prince charmant. Je cours, je cours et je saute dans tes bras ?

-         D’accord mon choux, mais sans que tu cours parce que là, franchement, tu n’es pas du tout en état.

Anna.

16 octobre 2006

Des trucs vicieux à éviter...

A l'heure du big bag, la pouf qui n'est pas la dernière quand il faut prendre des risques, a craqué complètement cet après-midi sur un petit Lancel, "avec des poches sur le coté c'est vraiment trop choux, ça lui fait comme des oreilles". Elle a bien hésité devant le grand Vanessa Bruno violet crème, le must de la saison, mais finalement non ! La pouf a choisit de faire dans le small red. Et elle en est fière. Parce que la tendance, la pouf adore jouer avec. Mais la mode, non, elle ne veut pas la subir. 

A ce titre, la pouf est rentrée en véritable guerre ouverte contre le "legging" qui, depuis les 80's, ne sortait plus des salles de danse. Le legging, autrement dit, un simple collant mais dont les pieds ont été découpés à hauteur de la cheville. Le legging, à porter sous une jupe courte ou un bermuda. Le legging, le meilleur ami de l'escarpin doré, il parait : "Oh non mais mademoiselle, franchement, ça vous va nickel. Grave vous avez des jambes pour en porter. Là dessus vous mettez une petite jupe en jean et c'est parfait

 

Le legging, même sur des jambes de pouf volontier longues, en fait c'est une horreur. C'est le truc qu'il faut repérer absolument dans les pages mode de Elle et Glamour et qu'il faut tout de suite identifier comme "le truc vicieux à éviter". L'année dernière, c'était déjà la jupe boule qui, si elle n'était pas portée sur une fille aussi menue qu'immense, faisait tout de suite à celle lui qui avait cédé un cul plus que généreux et des petits jambons courts. Et bien cette année, il en est de même du legging : un truc de modeux à peine portable sur les podiums mais que ceux qui font la mode tentent à tout prix de démocratiser pour pouvoir se marrer dans les rues. "Sauf à être une bombe et à aimer se confronter à des défis débiles, il faut vraiment être une fille totalement demeurée pour porter un legging, ou s'appeler Lindsay Lohan" se disait la pouf. 

 

Le problème des "trucs vicieux à éviter" c'est qu'a priori ils présentent très bien : 1) ils ont fait leurs preuves dans le passé, 2) tout le monde en dit du bien, 3) ils sont accessibles mais se donnent quand même 4) des petits airs d'exclusivité.

 

Ainsi en-est-il du legging qui existait déjà dans Who's That Girl avec Madonna, que Vogue présentait ce printemps en version fluo, disponible aujourd'hui chez H&M mais aussi chez D&G. 

 

Ainsi en-est-il aussi de certains hommes qui pourraient contre toute attente être catalogués "truc vicieux à éviter" alors qu'ils ont déjà vécu plus de deux ans avec une femme, alors que leurs amis aiment vanter leur gentillesse incroyable, alors qu'ils aiment les pates, certes, mais avec des truffes dedans...

 

Savoir identifier les trucs vicieux à éviter, dans les pages mode où lors d'un apéro, c'est une question de survie pour la pouf aujourd'hui. 

 

Anna.  

21 août 2006

La Pouf Bio

Pour répondre au commentaire de l'ami Piou-Piou qui soulève une vraie question : la pouf est-elle bio ? La réponse est oui. Malgré des moments d'oublis quand elle est sur un jet-ski, la pouf peut être bio.

La contradiction ne l'ennuyant pas, elle assume son côté : je fume, je bois, je fais du jet ski, j'aime les belles voitures même et surtout si je me déplace en métro. Et développe aussi son autre côté : je trie mes ordure, achète et mange des oeufs de poules heureuses et des légumes bio, ferme le robinet quand je fais la vaisselle et ramasse les mégots de cigarettes qui traînent sur les plages parce que je trouve ça triste une plage sale. La pouf éteint aussi le moteur de sa voiture dès qu'on dépasse les 2 minutes de bouchons à l'arrêt, elle aime le vélo et les transports en commun parce que ça peut éviter d'accentuer la pollution de la couche d'ozone.
Elle préfère aussi le ski en peau de phoque et donc sans remonte-pente parce que c'est plus beau la montagne sans personne, sans bruit et sans pollution, elle aime faire du camping sauvage et effacer les traces de son passage pour observer comme la nature est belle quand on lui fout la paix...

Bref, à sa façon, la pouf se préoccupe de son environnement et s'angoisse terriblement de la couche d'ozone qui diminue, fustige les américains qui n'imaginent même pas que leurs gros 4x4 qui tournent à plein régime et sont climatisés en permanence sont une source de pollution égale à celle d'un camion transporteur... mais c'est vrai, parfois, pendant ses vacances, elle regarde son nombril bronzé et décide de s'éclater sur un jet ski et fait un peu de bruit. Désolée pour les vacanciers un peu perturbés, mais là, la pouf est trop contente, malgré tout, de se faire vraiment plaisir derrière un joli garçon et sur une mer chaude...

Chris

08 août 2006

Ce qu'il faut à un homme pour plaire à la pouf...

De l’humour

« Il est 10h30 !… Non, je déconne ma chérie, il est 8h00 » »

 

De la virilité

« Attend ! Il est pas bien accroché là ton casque »

 

De la confiance en soi

« On va prendre des boulettes aux truffes, tu vas voir, tu vas adorer »

 

De l’autodérision

« Comment ça je ne sais pas danser ? Et quand je bouge comme ça, tu reconnais pas un pas de salsa ? »

 

De la patience

« Alors, tu vas voir c’est très simple comme je te l’ai déjà dit 18 fois. Pour avoir les sous titres tu lances ton fichier .avi dans VLC. Tu sais, le truc représenté par un petit plot orange »

 

De la gentillesse

« Je peux te passer mon pull si tu veux ? »

 

De la filouterie

« Je peux te caresser le dos un peu ? »

 

De la douceur

« Je peux même te faire un massage si tu veux ? »

 

De l’imagination

« Mais si…Tu vas voir…C’est très facile de monter une grue soi-même ! »

 

De la lucidité

« Je préfère pas te voir prendre la voiture pour aller chercher les croissants, je suis pas rassuré »

 

De la folie

« Tu veux conduire le jet ski pour voir ? »

 

Finalement, il y a plein de bonnes raisons pour lesquelles un homme peut plaire à la pouf... 

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