01 décembre 2006

Soldes privées Zadig & Voltaire...

C'est en substance ce qu'annonçait le carton d'invitation, dans une jolie police rose sur fond blanc le tout en arial sans majuscule.

 

Rien ne sied plus à la pouf que de décliner une invitation pour des soldes privées si ce n'est de décliner celle d'une coupe de champagne. Pourtant, sur ce coup là, la pouf bouda un peu son plaisir : parce que c'était bientôt noël, certes, mais surtout parce que Pierre Yves, l'impossible colocataire de bureau, tenait absolument à s'y rendre. 

 

Quinze heure, la bonne heure. Une centaine de minettes, à peine plus jolies que le reste du monde, à peine mieux habillées, à peine différentes de la pouf sont déjà en train de faire la queue. Pierre Yves, professionnel sans doute, inquiet pour sa Golf mal garée c'est sûr, et finalement "pas si Zadig & Voltaire que ça" émet un doute : "bon, et bien la prochaine fois, on ira plutôt déjeuner" Près de trois quart d'heure de voiture pour rien se dit la pouf tout en regardant comme ça l'autre coté de la rue. 

 

Il est là, souriant. Il fait face à la pouf et lui fait même un petit signe. Quand il sent qu'elle a les yeux posés sur lui, il se met à bouger. Vague déhanché du bassin. Mouvement d'épaules ridicule. Les mains qui s'agitent comme pour faire "La chenille" et des paroles de chansons comme sur les lèvres.

 

C'est clair qu'il est brun. C'est clair qu'il est grand. C'est clair qu'il se fout de sa gueule. La pouf hésite : "non, ce n'était pas au Baron".

 

Pierre Yves, qui a déjà pris quelques mètres d'avance se retourne : "Anna, c'est pas vrai, c'est le manteau chamois, c'est lui"

Et la pouf de reprendre ça marche : "Quand tu vois la brochettes de filles qui pietinnent pour un pull, pas étonnant qu'il y ait un abruti pour chanter le Tcha Tcha Tcha des Thons".

 

On se fait une idée tout à fait erronée des soldes privées à Paris, si vous voulez mon avis.  

 

Anna 

  

29 novembre 2006

Un an de poufiasserie assumée...

Amis fidèles et poufs en puissance, nous avons été mauvaises sur ce coup là : jepoufiasseamortetplusencore a fêté ses un an il y a 2 semaines et nous ne vous en avons même pas parlé !!!

Alors je répare de ce pas cette erreur monumentale.

Un an de post sur les poufs, leurs loisirs, leurs conseils, leurs humeurs du jour, leurs rencontres, et autres sujets passionnants commencent à porter leur fruits : vous êtes de plus en plus nombreux à venir nous voir, et toujours aussi fidèles. Que c'est bon la gloire :-)

 

Alors voilà un (tout) petit best of pour vous rafraichir la mémoire et vous donner envie de vous replonger dans le mythe de la pouf :

La pouf et sa moto

Meetic

Comment la "bonne" musique vient à la pouf

La pouf et son thésard en physique théorique

Enchères de poufs

Bilan d'un an de vie : toujours aussi poufs, un peu plus mûres et encore plus assumées, lespoufs, nous vous l'avons toujours dit, ont de l'avenir !!

 

Chris

28 novembre 2006

Bottes italiennes et fougasses méditerranéennes

C'est la fin de l'année. Et comme toutes les fins d'année, la pouf reçoit un coup de fil du gentil DAF de sa boîte qui devient d'un coup son meilleur ami :

- Euh, je voulais te dire : tu as encore 8 jours de RTT et 5 jours de congés à prendre avant la fin de l'année. Raconte le DAF un peu embêté

- Mais si je n'ai pas le temps comment je fais ? ...

- Ben tu les prends quand même ce serait trop bête de les perdre non ? Explique le DAF pedago

- .... Si si, c'est vrai. Après tout... si je suis obligée... Je vais faire un effort et me forcer un peu. Je vais prendre des week-end. Et une semaine pour Noël. Réplique la pouf jubilatoire

 Parce que être forcé de prendre ses jours ça veut dire qu'on peut les prendre quand on veut. Et faire ce qu'on en veut.

 

Alors en l'espace de 10 jours, la pouf décide d'aller à Milan chasser les bottes avec des amies poufs et dans le Sud manger des brioches avec son homme. Il faut un temps pour tout. C'est écrit dans la Bible. Je l'ai lue j'en sais quelque chose: "un temps pour chanter et un temps pour rire, un temps pour danser...." et un temps pour manger. Et puis aussi un temps pour acheter. Des bottes.

 

Et la pouf, respectueuses des principes poufs, s'achète des bottes, cavalières, belles, canons, italiennes. Et la pouf mange des fougasses. Au sucre, à l'anis, tout entre deux siestes dans l'herbe parce que en ce moment, la Provence, c'est un peu le paradis. Et puis pourquoi après ne pas s'octroyer un week-end gastronomique dans cette région riche en vin et en bonne chère, la Bourgogne ? Et ne pas s'arrêter en si bon chemin. Repartir pour les vacances c'est bien aussi.

 

Bref, pour la pouf, novembre et décembre, c'est Noël avant Noël. Mais contrairement au commun des mortels, la pouf ne profite pas de ce temps libre pour faire ses courses de Noël. Non non. Comme elle est moderne, la pouf, elle commandera tout ça sur internet et se fera tout envoyer au bureau. Et ses week-end, c'est à coup de siestes, de bottes, de vins, de soleil, d'Italiens, de Bourguignons et de Provençaux. Comme ça c'est plus simple.

 

Chris

17 novembre 2006

La pouf et Patrick…

Vendredi soir, la pouf boucle sa semaine de travail laborieux en sirotant un petit verre de Riesling avec Pierre Yves parce que « cette année encore le Beaujo est horrible » a-t-elle décrété.

 

L’atmosphère est conviviale, à grand renfort de Scissors Sisters, on discute longuement des cols en V, des petites robes pull Morgan, des Dim Up, des porte-jarretelles « Oui mais Chantal Thomass m’ennuie » précise la pouf, « Au fait, tu m’as rendu mes menottes ? » s’interroge Pierre Yves. Il est presque 19h00, la pouf s’apprête d’un instant à l’autre à partir rejoindre Le Petit Chéri (parce que oui, c’est vrai, cette histoire de menottes n’est pas tout à fait claire…)

 

Démarrer. Arrêter. Arrêter le système. Encore un clic et c’est le week-end se dit la pouf. Un petit sourire au coin des lèvres, elle relève la tête pour lancer à Pierre Yves un « Prems ! » quand il apparaît.

 

L’encadrement de la porte sied bien à sa carrure. Le noir de son costume impose le coté sombre et ténébreux. La barbe de trois jours est tout à fait assortie à la chemise Paul Smith dans un style négligemment sophistiqué.

La pouf laisse échapper un soupir.

« Anna ! T’étais où ? Je te cherche depuis presque toujours à l’heure qu’il est… »

 

La pouf s’arrête, elle n’imagine même plus poser son doigt pour le clic ultime. Il poursuit :

 

«  J’ai réfléchi…. Il faut qu’on présente lundi les nouveaux concepts. On va dire trois ou quatre. Ça nous permettra de revoir entièrement la strat et de rebrieffer la création plus vite que schnell. Lundi, 9h00 ? »

 

« Plus vite que schnell… Oui, lundi 9h00 » répète la pouf incrédule… Il disparaît.

 

Pierre Yves sourit. « Plus vite que schnell… S’il n’était pas aussi sexy, c’est sur, ce serait un vrai nazi ».

 

La pouf est lasse. Mais carriériste !

 

« Tu sais, Patrick c’est juste un chef odieux et tyrannique comme il en existe partout… » répond la pouf…

 

Le Petit Chéri attendra… Le Paris Paris aussi !

 

Anna.

07 novembre 2006

Parmi les Grands Mystères de la Vie.

Vendredi après-midi, presque l’heure du goûter. Le toujours sémillant collègue de bureau de la pouf, las, lance un innocent : « On irait pas se fumer une clope là ? Non parce que je le sens bien, je suis pas du tout au taquet sur mon lancement déterge… » La pouf, compatissante, de répondre à Pierre Yves « On se fait plutôt une petite virée à la boul si ça te dérange pas. J’ai une envie dingue de fraises Tagada ».

 

La boul, au coin de la rue, celle qui fait des minis minis viennoiseries, qui, ramenées au kilo sur les cuisses, ne sont pas si chères que ça en fait. Pierre Yves, magistral, touille avec dédain son chocolat chaud alors que la pouf est tout à son exercice favori en pareille occasion. Les deux mains bien à plat sur la table, penchée bien au dessus de la fraise Tagada, là voilà qui s’essaie à gober le petit bout de sucre sans le toucher des lèvres, à grand renfort de grimaces. « Quand je te regarde, je me demande quand même si tes clients ont bien conscience à quel point tu es tout à fait demeurée ? » souligne Pierre Yves. « ché pa ko ye soui deumeuhé, ché chuste ko ye soui parfoua dibil » enchaîne la pouf, une précieuse fraise enfin entre les dents. « Et sinon ? Tu suces aussi bien que tu gobes ? » « Pour le savoir, il faudrait que tu mettes de coté un instant tes préférences sexuelles pour me laisser essayer et te faire un avis. » Pierre Yves pouffe et la pouf rigole, l’ambiance est légère.

 

L’instant d’après, alors que Pierre Yves est au téléphone, la pouf pour s’occuper tente par tous les moyens de faire tenir une petite cuillère sur son nez le temps d’au moins un couplet du Tcha Tcha Tcha des Thons. Bien concentrée, la pouf poursuit dans la boulangerie qu’elle croit vide : « le roi des thons… avec sa régulière… frétillait gaiement ! frétillait gaiement ! en tête des thons… qui remontaient la rivière, allant directement vers Val d’Isère ! ». Et Pierre Yves, de se figer. « Anna, euh… Anna, là, comment te dire… »

 

Comment le dire en effet ! Parfois, Pierre Yves sait trouver les mots. Juste derrière la pouf, elle le voit bien dans le miroir en face d’elle, maintenant qu’elle a fait tomber sa cuillère, il y a un homme. Installé à une table, hilare, sa petite cuillère pour battre la mesure, il enchaîne : « Tcha Tcha Tcha des Thons… Avec un T comme crocodile… » Si Pierre Yves esquisse un sourire poli, il est tout à fait clair qu’il ne parvient pas à cacher un embarras certain. D’un seul mouvement il attrape le manteau de la pouf, le sac de la pouf et la pousse dehors tout d’un coup . « Quand je pense que ton brushing coûte une fesse, que tu assortis ton sac Lancel à tes escarpins, que tu travailles le même naturel qu’Eva Longoria sur un tapis rouge… Et tout ça pour finalement te retrouver dans ce genre de situation, ça ma tue !… »

 

De retour au bureau et à une atmosphère studieuse, la pouf et Pierre Yves se marrent encore :

Quand je pense que je suis tombée sur le seul mec de tout l’arrondissement qui devait connaître le Tcha Tcha Tcha des Thons…

Quand je pense qu’il portait un manteau Hugo Boss chamois assorti à ses Weston et qu’en plus il connaissait le Tcha Tcha Tcha des Thons… rajoute Pierre Yves

 

Il y a des mystères comme ça…

 

Anna.


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