03 novembre 2006

Du rouge et du vernis...

Le rouge est pour la pouf une couleur un peu particulière : c'est celle qu'elle préfère. Elle la connait dans ses moindre nuances. Rouge vermillon, rouge sang de pigeon, rouge brique, rouge framboise, carmin, cramoisi, amaranthe, écarlate, pourpre, rouge à lèvres... la pouf aime le conjuguer, le décliner... le porter.

La pouf a des robes rouges, des rouges à ongles, du rouge aux joues, des rideaux rouges. Ana parlait de son nouveau sac. Rouge Hermès. Moi je vous parlerai de l'accessoire indispensable de l'hiver, celui qui fera de vous une véritable pouf, pour peu que vous les choisissiez en rouge. Les chaussures. Plus précisément les escarpins. Avec des talons de 8 cm minimum qui font la jambe interminable et le pied joli. Vernis. C'est mieux : ça brille. Et puis tant qu'à faire, autant aller jusqu'au bout et choisir la totale. Donc des escarpins rouge vernis à haut talon.

Alors au début, la pouf se dit : "Trop beaux, mais c'est pas un peu too much ? Après tout, c'est quand même un peu des pompes de pute, non ?" Et puis non. La preuve, elle en rêve toute la nuit, imagine toutes les combinaisons vestimentaires possibles avec ces chaussures. Bref, elle s'y voit très bien. Dedans. Pas possible d'y renoncer, se dit la pouf, qui donc n'y renonce pas. Se les offre. Et découvre, ravie, que c'est l'Accessoire de l'hiver. Cet hiver sera rouge ou ne sera pas. Et depuis qu'elle s'est offert ses chaussures de p... in-up, la pouf voit le rouge déferler dans les vitrines.

Pas seulement à cause de Noël. Seulement parce que le rouge est à l'hiver 2007 ce que le rose était à l'été 2005 : tendance. Et forcément, comme la pouf précède la tendance, le rouge ne pouvait que la suivre...

Chris

24 octobre 2006

Une énigme nous sépare...

La vie offre parfois de jolis cadeaux à la pouf. Des cadeaux sur-mesure, rien que pour elle.

Certes, il aurait pu s'agir d'une jolie paire de bottes cavalières Free-Lance, heureusement tombées d'un camion, mais ce serait trop futile. Ce pourrait également être de retrouver au fond d'un sac oublié une petite somme coquette qui laisserait la pouf rêver à ce qu'elle pourrait en faire... mais c'est par trop vénal. Non rien de tout cela.

Il s'agirait plutôt de quelque chose de joli et léger, quelque chose de frais et charmant, quelque chose qui renvoie à la pouf à ses envies d'être une princesse. Ce pourrait être par exemple d'être devant une coupe de champagne, entre poufs, et recevoir deux verres accompagnés d'un message oral : "Si vous résolvez l'énigme, vous aurez droit à une suite...", et d'un mot (la fameuse énigme) : "Le poulet est le cheval du pauvre, mais l'aigle en est l'esclave...".

Les poufs trouvent ça trop joli. Trop classe. Elles ne peuvent pas ne pas répondre. Mais après avoir retourné l'énigme dans tous les sens puis avoir renvoyé une réponse relativement satisfaisante, plus intriguées que jamais elles voient arriver deux nouveaux verres accompagnés d'une nouvelle énigme : "Vous n'avez pas su répondre. Deuxième chance. "Si l'or n'est plus précieux, le sabre est aiguisé". Puis une troisième "Au fin fond des parures, s'épaissit la brume... Ah! ... que n'ai-je un pinceau pour peindre les fleurs de prunier avec votre parfum...".

Et là, comprenant enfin qu'il s'agissait de poésie, les poufs envoient une réponse fleurie qui, ayant le mérite de plaire, amènent à des rencontres, une soirée prolongée au bar de la Pomponnette, un petit récital improvisé, nos admirateurs étant musiciens... Le cadeau, c'est une soirée bohème avec des jolis artistes. C'est un scénario de cinéma. "C'est trop joli ce cadeau inattendu, se dit la pouf en rentrant chez elle à 3h30 du matin. "Tellement bien. Tellement classe. Et qui amène le sourire dès qu'on repense aux énigmes."

Au fait, ces énigmes, qu'auriez-vous répondu ?

Chris

 

16 octobre 2006

Des trucs vicieux à éviter...

A l'heure du big bag, la pouf qui n'est pas la dernière quand il faut prendre des risques, a craqué complètement cet après-midi sur un petit Lancel, "avec des poches sur le coté c'est vraiment trop choux, ça lui fait comme des oreilles". Elle a bien hésité devant le grand Vanessa Bruno violet crème, le must de la saison, mais finalement non ! La pouf a choisit de faire dans le small red. Et elle en est fière. Parce que la tendance, la pouf adore jouer avec. Mais la mode, non, elle ne veut pas la subir. 

A ce titre, la pouf est rentrée en véritable guerre ouverte contre le "legging" qui, depuis les 80's, ne sortait plus des salles de danse. Le legging, autrement dit, un simple collant mais dont les pieds ont été découpés à hauteur de la cheville. Le legging, à porter sous une jupe courte ou un bermuda. Le legging, le meilleur ami de l'escarpin doré, il parait : "Oh non mais mademoiselle, franchement, ça vous va nickel. Grave vous avez des jambes pour en porter. Là dessus vous mettez une petite jupe en jean et c'est parfait

 

Le legging, même sur des jambes de pouf volontier longues, en fait c'est une horreur. C'est le truc qu'il faut repérer absolument dans les pages mode de Elle et Glamour et qu'il faut tout de suite identifier comme "le truc vicieux à éviter". L'année dernière, c'était déjà la jupe boule qui, si elle n'était pas portée sur une fille aussi menue qu'immense, faisait tout de suite à celle lui qui avait cédé un cul plus que généreux et des petits jambons courts. Et bien cette année, il en est de même du legging : un truc de modeux à peine portable sur les podiums mais que ceux qui font la mode tentent à tout prix de démocratiser pour pouvoir se marrer dans les rues. "Sauf à être une bombe et à aimer se confronter à des défis débiles, il faut vraiment être une fille totalement demeurée pour porter un legging, ou s'appeler Lindsay Lohan" se disait la pouf. 

 

Le problème des "trucs vicieux à éviter" c'est qu'a priori ils présentent très bien : 1) ils ont fait leurs preuves dans le passé, 2) tout le monde en dit du bien, 3) ils sont accessibles mais se donnent quand même 4) des petits airs d'exclusivité.

 

Ainsi en-est-il du legging qui existait déjà dans Who's That Girl avec Madonna, que Vogue présentait ce printemps en version fluo, disponible aujourd'hui chez H&M mais aussi chez D&G. 

 

Ainsi en-est-il aussi de certains hommes qui pourraient contre toute attente être catalogués "truc vicieux à éviter" alors qu'ils ont déjà vécu plus de deux ans avec une femme, alors que leurs amis aiment vanter leur gentillesse incroyable, alors qu'ils aiment les pates, certes, mais avec des truffes dedans...

 

Savoir identifier les trucs vicieux à éviter, dans les pages mode où lors d'un apéro, c'est une question de survie pour la pouf aujourd'hui. 

 

Anna.  

06 octobre 2006

La pouf a trente ans...

Aujourd’hui. !

Et, n’en déplaise à tous ceux qui sont persuadés que la trentaine est forcément un truc horrible, la pouf adore ça !

Pourquoi ?

Et bien pour tout un tas de raisons :

-         Parce que, grâce à l’incontournable Basic 3 Temps de chez Clinique, j’ai une peau vraiment impeccable, bien mieux que celle que j’avais à 20 ans, nettoyée, exfoliée, hydratée, le tout sans parfum.

-         Si je ne suis pas passée d’un 90B à 95C durant ces dix dernières années, au moins j’ai perdu mes joues de petite fille.

-         J’ai gagné en style ! En tous cas, je ne porte plus de baskets compensées blanches, de pantalons verts avec ou sans carreaux mais toujours flashys ou brillants, de top au dessus du nombril.

-         Je tiens bien mieux l’alcool qu’à l’époque où une seule bouteille de vin pendant un dîner romantique pouvait me faire tourner la tête.

-         Je ne trouve plus jamais un garçon « totalement fabuleux » simplement parce que nous avons partagé ensemble une seule bouteille de vin.

-         J’ai des amis, des vrais, pas simplement des potes de soirée avec qui je fais le tour des galas étudiants. Non, mes amis aujourd’hui me connaissent depuis des années, ils étaient là pour me déménager toutes les fois où je quittais un homme, ils étaient là aussi pour m’encourager toutes les fois où j’emménageais chez un autre homme, ils étaient là quand je plantais mes concours, pour boire des bières dans le resto où j’étais serveuse ou pour m’écouter raconter mon premier jour de stage.

-         Je ne danse plus comme une hystérique sur le dance-floor en fermant les yeux et en chantant les paroles des chansons, comme si j’étais dans la troupe de Kamel Ouali.

-         Je mets des jupes et des robes parce que j’ai enfin réalisé que mes genoux n’étaient pas gros, qu’ils étaient juste ronds.

-         Je paie ! Le plus souvent possible ! Et du coup, je m’octroie le droit de choisir le vin pour une table de 9 personnes. Ce sera du Gevrey Chambertin et je ne tolèrerai aucun commentaire.

-         Je ne me force plus à écumer les soirées conseillées par Nova simplement parce que « c’est là où le set est le plus pointu », je préfère relever le défi de rendre un bar karaoké hyper glamour.

 

Mais par dessus tout, il paraît que je rentre dans le plein épanouissement de ma sensualité ! Et quand on sait comment ce sont passées les dix dernières années, c’est le p’tit chéri qui va être tout content.

 

Anna

25 septembre 2006

C'est vrai...

Notre ami Grenouille nous reproche dans un commentaire, par ailleurs enthousiaste, notre paresse... Nous ne postons pas assez souvent paraît-il... c'est vrai Grenouille, tu as raison de nous rappeler que nous délaissons nos fans. Mais la pouf doit aussi savoir se faire désirer, c'est une question de standing.

Mais c'est qu'être une pouf prend du temps. Et qu'au moment de la rentrée, la pouf n'en a plus beaucoup du temps. C'est rapport au boulot. Et que pendant les vacances non plus elle n'en n'a pas beaucoup du temps. C'est rapport au  jet ski.

Alors forcément, ça fait une somme d'environ deux mois où le blog poufiasse un peu tout seul. Heureusement que c'est pendant cette même période que vous, nos fans fidèles adorés, nous répondez par des commentaires brillants et ciselés, nous encourageant par la même occasion à ne pas nous reposer sur nos lauriers parfumés de la dernière fragrance en vue.

Alors merci, cher Grenouille, de nous rappeler à l'ordre. Faut dire quand même qu'on avait des vraies excuses :

D'abord, y avait le concert des Stones. En loge VIP. Nourrie, logée, bercée, la pouf était trop bien pour penser à son ordi. Et les vacances dans des îles paradisiaques biberonnée au rosé. Et les soirées dans le sud. Et puis il y avait le retour au bureau. Sur lequel Ana a suffisemment posté pour que je m'abstienne.

Ensuite, la pouf a la bonne idée de repartir en vacances une fois tout le monde rentré. Histoire de passer le permis bateau pour faire du jet ski partout et en toute saison. Et de revenir bronzée quand tout le monde a blanchi. C'est plus classe comme ça.

Et puis au milieu, il y a eu le festival du film américain de Deauville. Une pouf en Harley se devait de s'y rendre. Et d'assister à l'avant première du Diable s'habille en Prada. Evidemment. Le film pouf de l'année. Pas à cause du scénario pas toujours à la hauteur, mais à cause de Meryl Streep dans son rôle trop pouf assumée. Et qui prouve en image qu'une pouf a une longue carrière devant elle.

Et met au goût du jour le célèbre adage "Qui postera longtemps, longtemps poufiassera"...

Chris