11 décembre 2007

La pouf et son iPhone (les fautes de frappe c'est pas moi, c'est l'assistant d'écriture intelligent)

En attendant des nouvelles de M. Sexy, une breve techno tres dans l'air du temps.

La pouf n'est pas du genre, a priori, a craquer pour le premier gadget techno venu. La preuve, la première fois qu'elle a tenu dans sa main une télécommande de Wii, elle l'a tout de suite lâchée. La pouf n'est pas non plus l'otage total des phénomènes de mode orchestres par les marques : la pouf, la tendance elle l'a créé et les grandes marques sont ses clients. Mais il faut bien reconnaitre que cette fois, la pouf s'est largement faite croquer : son nouvel iPhone, la pouf elle le préfère presque a son chat.

D'abord parce qu'il est tout doux, quand on lui caresse l'écran surtout : pas un bouton, pas même pour faire semblant. Ensuite parce qu'il est très très chic : il va avec tout, couleurs ou matieres, on voit bien tout de suite que c'est un basic, le smoking YSL de la téléphonie. Enfin parce qu'il fait plein de trucs en même temps : calculatrice et tout et tout.

De la, que manque-t-il a la pouf pour être définitivement epanouie ? Trois fois rien, pas grand chose. Ou alors juste la jolie pochette iPhone par Louis Vuitton a 730€.

Anna

10 août 2007

Les poufs sont en vacances...

Parce que n'en déplaise à la météo

Parce qu'en dépit du manque de sous dans le compte en banque

Parce que le sud est le seul endroit de France où l'on puisse voir du soleil

Parce qu'il neige en montagne et que le ski en plein mois d'août, c'est la classe intégrale

Parce que y a pas que le boulot dans la vie. Y a les confitures de la grand-mère aussi

Parce que rien n'est meilleur que les nuits de 10 heures, suivies de la sieste de 2 heures

Parce que pour pouvoir commencer l'apéro à 18 heures, il faut passer aux horaires d'été

Parce que la pouf s'est fait souffrir pour être belle en maillot sous le laser de son dermatologue éliminant ainsi quelques poils encombrants

Parce qu'heureusement les vacances sont là pour oublier que le reste du temps, on travaille

Parce que la mer, c'est quand même mieux d'en profiter sur une planche de wake que devant son écran télé

Parce que quand même. On les a bien méritées.

 

Alors on se retrouve à la rentrée !!!

 

Chris

20 juillet 2007

Faire un p'tit Tour...

Une petite devinette pour commencer : ils évoluent en meute et traversent l'espace, silencieux, plus rapides que des gazelles. Reconnaissables à leurs couleurs puisque de poils ils n'en ont pas, ils sont racés, bronzés, musclés, imberbes et sportifs. Des lunettes hightech pour se protéger du soleil, cela fait désormais plus d'un siècle qu'ils rythment nos étés.

Ce sont ? Ce sont ???...

Eh oui, les coureurs du Tour de France, ces sportifs qui ont élevé au rang de mythe cet instrument magique, le vélo. Le vélo, c'est propre, c'est silencieux et pour autant ça n'a jamais vraiment fait rêver la pouf. Enfin... C'est parce que sur les images de son petit écran, la pouf s'est plus souvent endormie qu'autre chose quand par hasard elle tombait sur le direct du jour. Pourquoi ? Eh bien parce qu'honnêtement, devant sa télé, ils ont vraiment l'air petits (tout petits), maigrichons et ridicules... Sisi. Ridicules :  on dirait des perroquets qui auraient besoin de se remplumer un peu.

 

Depuis ce week-end, les choses ont changé: de près et en vrai... Ils sont vraiment TRES bronzés. TRES musclés. ASSEZ grands. TRES sportifs. Et la tenue en synthétique (avec un h, Marco) fluo ne leur va pas si mal, ça met en valeur leur bonne mine. Pour peu qu'en plus on aille leur serrer la pince et se taper la discut' avec eux, on se rend compte qu'en plus ils sont plutôt sympas. Et qu'ils n'ont pas l'air si doppés que ça. Pour autant qu'on puisse en juger.

Et puis vu de haut depuis un hélicoptère on dirait des perles de toutes les couleurs qui serpentent sur les jolies routes de France. C'est poétique n'est-ce pas ? En tout cas, la pouf a réalisé une chose ce week-end : c'est que les coureurs cyclistes sont dignes d'être des poufs. Ils traquent le poils, bronzent allègrement, sont un peu écolo (quand même le vélo est le véhicule le moins polluant, notre ami Bertrand l'a bien compris et nous le montre avec ses Vélib'), ils ont souvent un joli accent étranger (Espagnol ou Italient notamment) et aiment le rose (c'est fou le nombre de maillot rose qu'il peut y avoir dans ces pelotons).

Tout ce qu'il faut.

Décidément, demain, c'est décidé : à 13 heures je me mets devant ma télé pour regarder passer ces jolis molets en action. Avec un grand écran, j'aurais même une chance de reconnaître Bruno ou Enzo. Ciao !!

 

Cris

10 janvier 2007

Le 1er jour

En écrivant ce post, la pouf se demande si elle va faire comme tout le monde et commencer l'année en souhaitant plein de bonnes choses à ses lecteurs. Mais bon. La pouf n'aime pas vraiment faire comme tout le monde. Et puis en plus, à quoi ça rime de dire "bonne année" ? On ne va pas souhaiter une "mauvaise année" à nos amis, proches et autres... Or curieusement, c'est principalement à cette catégorie de personnes que l'on envoie ses voeux. Et puis répéter à longueur de journée "Bonne année, plein de bonnes choses, de la santé, du bonheur, la paix dans le monde, plus d'amour etc..." c'est un peu trop niais. La pouf aime la naïveté. Pas la niaiserie.

Sujet clos: la pouf ne souhaite pas la bonne année.

 

Donc la pouf, au lieu d'écrire sur le premier janvier, préfère commencer son année en écrivant sur le premier jour des soldes. Jour où elle a l'intelligence de ne pas mettre le bout d'un escarpin vernis dans la moindre boutique parisienne. Le premier jour étant toujours synonyme d'hystérie, il s'agit d'être un peu plus subtile que les autres. Et donc d'éviter les deux premiers jours. Le troisième, un vendredi, paraît bien plus propice à ce genre d'expéditions. Vendredi, c'est presque le week-end. L'un des premiers de l'année. La pouf, sûre de son coup va donc poser un RTT bien rodé et avec ses inséparables va partir shoper.

 

La pouf adore dire qu'elle va shoper. La plupart des gens la regardent d'abord un peu bizarrement... parce que la différence entre shoper et choper n'est pas flagrante, surtout à l'oral. Et la pouf aime bien semer le doute dans l'esprit de ses interlocuteurs.

Ceux-ci, pas toujours très fins, se disent tout d'abord : "Mais quelle salope celle-là alors..." et puis après "Elle est vraiment sérieuse ?" et terminent par "Pourquoi pas moi ? Je suis pourtant dispo..." c'est seulement après ces quelques secondes de réflexion que la pouf précise : "Oui, shoper, faire du shoping quoi..." Et là face à elle, soulagé et vaguement déçu quand même de n'avoir rien de croustillant à entendre... "Aahhhhhh... shoper....!!" Ben oui. Shoper quoi.

 

De toutes les façons, ce premier post se devait d'être sur le premier jour des soldes. Parce que pour la pouf, l'année ne commence vraiment que ce jour-là : jusque là, le portefeuille en berne, la pouf s'est retenue de vivre. Mais vendredi : ça repart ! L'année a enfin vraiment commencé. Bonnes année soldes à toutes et à tous !!

 

Chris

28 novembre 2006

Bottes italiennes et fougasses méditerranéennes

C'est la fin de l'année. Et comme toutes les fins d'année, la pouf reçoit un coup de fil du gentil DAF de sa boîte qui devient d'un coup son meilleur ami :

- Euh, je voulais te dire : tu as encore 8 jours de RTT et 5 jours de congés à prendre avant la fin de l'année. Raconte le DAF un peu embêté

- Mais si je n'ai pas le temps comment je fais ? ...

- Ben tu les prends quand même ce serait trop bête de les perdre non ? Explique le DAF pedago

- .... Si si, c'est vrai. Après tout... si je suis obligée... Je vais faire un effort et me forcer un peu. Je vais prendre des week-end. Et une semaine pour Noël. Réplique la pouf jubilatoire

 Parce que être forcé de prendre ses jours ça veut dire qu'on peut les prendre quand on veut. Et faire ce qu'on en veut.

 

Alors en l'espace de 10 jours, la pouf décide d'aller à Milan chasser les bottes avec des amies poufs et dans le Sud manger des brioches avec son homme. Il faut un temps pour tout. C'est écrit dans la Bible. Je l'ai lue j'en sais quelque chose: "un temps pour chanter et un temps pour rire, un temps pour danser...." et un temps pour manger. Et puis aussi un temps pour acheter. Des bottes.

 

Et la pouf, respectueuses des principes poufs, s'achète des bottes, cavalières, belles, canons, italiennes. Et la pouf mange des fougasses. Au sucre, à l'anis, tout entre deux siestes dans l'herbe parce que en ce moment, la Provence, c'est un peu le paradis. Et puis pourquoi après ne pas s'octroyer un week-end gastronomique dans cette région riche en vin et en bonne chère, la Bourgogne ? Et ne pas s'arrêter en si bon chemin. Repartir pour les vacances c'est bien aussi.

 

Bref, pour la pouf, novembre et décembre, c'est Noël avant Noël. Mais contrairement au commun des mortels, la pouf ne profite pas de ce temps libre pour faire ses courses de Noël. Non non. Comme elle est moderne, la pouf, elle commandera tout ça sur internet et se fera tout envoyer au bureau. Et ses week-end, c'est à coup de siestes, de bottes, de vins, de soleil, d'Italiens, de Bourguignons et de Provençaux. Comme ça c'est plus simple.

 

Chris

25 juillet 2006

La pouf à moto : Le Retour

Comme de bien entendu, la pouf est persévérante. Elle a donc décidé après avoir affirmé haut et fort "Passer mon permis moto, je peux le faire ! Je ne vaux pas moins qu'un mec au guidon !" de s'inscrire à la moto école. Là-bas, Vincent, Christophe, Michael et André s'occupent bien d'elle et lui apprennent patiemment l'art du contre-braquage et du jeté-de-coup-d-oeil-par-dessus-l-épaule-parce-que-les-rétros-sur-une-moto-ils-sont-tout-petits. Après quelques chutes, quelques bleus, la pouf maîtrise le slalom et sa Fazer 600.

Et quelques mois plus tard, c'est chose faite. La pouf est désormais une pouf motarde. Sisisi. Avec sur son permis plein de cases tamponnées. En fait, toute la première moitiée. Et puis l'avantage, c'est que le permis de conduire ayant été refait, elle a maintenant une jolie photo. Parce que sur celle d'avant où elle avait 17 ans, la pouf n'était pas vraiment à son avantage. Pour une pouf, ça craint. Maintenant, la pouf le montre à tout le monde, son permis. Parce que sur la photo elle est plutôt pas mal et que tous ces tampons ça fait super classe.

Histoire d'inaugurer tout ça, la pouf a décidé de partir rouler un peu aux USA, patrie des motards s'il en est. 4 jours, c'est peu me direz-vous. Mais quand tout est payé on aurait tord de s'en priver. Alors la pouf est partie dans le désert de Californie, entre deux incendies, rouler sur des Harley. Avec plein de jolis garçons, tous motards, évidemment. C'est comme ça que la pouf comprend la moto. Dans un beau décor, bien entourée, avec le soir une jolie piscine, du champagne et une vue sur San Diego. Pouf toujours !

Chris

23 mai 2006

Du côté de chez p(l)ouf...

Le printemps est là, l'été n'est pas loin. Les week-end rallongent avec les jours fériés et les envies de soleil. La pouf rentre dans la saison suprême de la poufiasserie assumée et ressort du placard les accessoires indispensables : lunettes de soleil, jupes robes et bermudas, tongs et sandales, sans oublier les ballerines, blouses légères et débardeurs... la pouf tendance est de retour !

Entre les autobronzants, les épilations, les vernis à ongles, les poudres de soleil, et les maquillages waterproof la pouf se doit de s'octroyer un budget digne de ce nom. Direction la banque parce que réussir à mettre des sous de côté alors qu'on vient de recevoir sa déclaration d'impôts, c'est pas évident. Donc par acquis de conscience, la pouf va se faire octroyer un prêt par son banquier. Qui ne pourra pas le lui refuser puisque celui qu'elle a en face d'elle est fan de poufs. Visiblement.

Avec ce prêt vacances/loisirs, la pouf sait qu'elle va pouvoir partir à Saint Tropez pour bronzer et se montrer dans toute sa féminité. Elle montrera ses jambes dès le début grâce à l "autobronzant-en-mousse-qui-ne-laisse-pas-de-trace" - merci Monsieur L'Oréal -, elle offrira sans crainte son visage au soleil puisque sous son chapeau de paille, l'indispensable de l'été, elle affiche des lunettes de stars des années 60 d'une marque vraiment assumée comme Gucci ou H&M.

Les vacances d'une pouf se doivent d'être actives. Match de beachvolley sur la plage pendant au moins 30 minutes : ça permet de rencontrer des garçons bien bronzés et bien musclés. De toutes les façons c'est ça l'avantage de la plage : on peut voir la réalité de l'homme. Il n'a pas encore intégré dans sa panoplie de joli garçon tous ces accessoires qui font de la pouf une créature de rêve. Il n'est pas encore factice. Et puis, surtout, c'est révélateur un garçon qui joue au volley: s'il n'est pas trop manche un ballon entre les mains et du sable sous les pieds, il devrait s'en sortir en nageur sauveteur. Donc s'il est joli en maillot de bain, s'il est bronzé et un peu musclé, c'est que c'est pas du toc. Et la pouf peut se lancer les yeux fermés. Et s'accrocher à lui dans l'eau parce que quelque chose lui a frôlé les jambes, c'est peut être un requin qui sait ? Et comme dans Alerte à Malibu, elle peut se noyer dans les yeux du garçon - pas dans l'eau - en se disant que l'été a du bon qui transforme tous les hommes en héros.

 

Chris

19 mai 2006

De Vikash et du maillot…

Ce n’est pas parce qu’on est une fille qu’on a pas le droit de commenter la liste des 23 publiée par Domenech dimanche dernier. Pour l’événement et malgré une nuit fort courte, la pouf s’était levée en déplaçant mollement sa couette dans le salon pour regarder Télé Foot (elle et quelques millions de supporters des Bleus allaient pour l’occasion faire la meilleure audience de l’émission). La mine un peu brouillon des gens qui n’ont pas beaucoup dormi, la pouf s’était d’abord amusée de l’improbable réalisation de TF1 qui, comptant peut être que Raymond égrènerait les noms des élus, n’avait pas prévu de gros plan sur l’écran où apparaissaient les joueurs. Tant et si bien qu’au bout du bout, on n’en savait pas plus que la veille. Et puis, la pouf avait finalement appris, comme tout le monde de la bouche de Thierry Gilardi, les noms de ceux qui finalement partiraient en Allemagne. Depuis, et alors même qu’elle sait qu’il est temps maintenant de faire bloc derrière l’équipe A et non plus de débattre du choix de Raymond, la pouf ne peut s’empêcher de revenir sur le sujet, au détours d’un couloir ou en sortant de réunion.

 

Parce qu’elle aime l’OL d’Aulas (tient, c’est joli, je le redis, l’OL d’Aulas…) la pouf est chagrinée bien sûr de voir que Barthez est encore une fois préféré à Coupet. Mais parce qu’elle sait aussi que le sport exige des sacrifices et Zidane de jouer avec ses amis, la pouf se console et tache de comprendre le sélectionneur. Parce qu’elle pense qu’il est grand temps qu’une nouvelle génération déçoive, étape obligée avant de pouvoir progresser, la pouf se réjouit véritablement du choix de Chibonda et de Ribery. Le premier parce que ce n’est pas courant, en France comme chacun sait, de pouvoir remplacer un arrière droit poste pour poste. Le second parce que, même s’il ne jouera pas, c’est une petite consolation pour les Marseillais en cette triste fin de saison. Mais en vrai, ce qui a révolté la pouf dimanche et toute la semaine, c’est bien l’éviction de Ludovic Giuly. Pas celle de Nicolas Anelka, non, même si la pouf aime bien Nico. Celle de Ludo. Et ça, que Ludo ne soit pas du voyage, la pouf n’en est toujours pas revenue, surtout si c’était finalement pour emmener Dhorasoo. La pouf, Vikash, elle n’en est pas vraiment fan, même si elle lui trouve une certaine vaillance.

 

Pour oublier ses contrariétés, la pouf a donc décidé de se concentrer sur un autre sujet majeur de saison : le choix du maillot. Autre sujet mais mêmes tourments : faut-il opter pour un Surf Life Style à la Roxy si on compte aller sur la Côte d’Azur ? La panoplie Petit Matelot est-elle à proscrire passés les 23 ans ? Faut-il jouer le mono découpé façon bi ou le bi sportif ? Doit on craquer pour une touche Glitter ou tout miser sur les bijoux de peau ? Et le panama que j’ai acheté il y a deux mois va-t-il coller avec autre chose que du noir ? Autant de questions auxquelles la pouf tente de répondre puisque voilà, le programme déstockant entamé il y a un mois semble réellement efficace.

 

Au mois de juin, c’est sur, la pouf sera canon, dans son maillot bleu de 98 ou celui à cerises là, qui a l’air pas mal du tout…

 

Anna.

07 mars 2006

La pouf au foot

Une pouf au foot. Et pourquoi pas ? Une pouf fan de foot... Ca peut arriver. Mais pour y parvenir, il faut bien y tomber. Et pour la pouf, c'est un peu affaire de hasard. La pouf n'est pas anti-sport, loin de là. Elle aime ça se défouler, se vider en transpirant à la boxe ou ailleurs, elle sait faire. Mais de là à se planter devant un écran pendant deux heures pour regarder un match, là, l'unanimité ne fait pas loi ! Mais pas réfractaire, la pouf se dit "un jour pourquoi pas?"

Alors quand une de ses copines pouf fan (elle) du ballon rond lui propose d'aller assister à un match, dans une tribune officielle qui plus est, avec champagne et petits fours à la clé, la pouf réfléchit à deux fois avant de refuser. Parce que c'est quand même l'occasion où jamais de comprendre quelque chose à ces 11 personnes qui courent derrière un ballon rond pendant que la douzième (je parle du goal là) se prépare pendant 1h50 aux 10 minutes pendant lesquelles elle sera sollicitée. Et en plus de fêter ça sur place avec des bulles !

C'est donc guillerette et un peu excitée que la pouf en pouffant se rend au Stade de France. Une fois installée comme une reine au troisième rang, arrivée à temps pour ce moment émouvant qu'est la Marseillaise chantée par tout un stade, elle se dit que ça commence plutôt bien : elle est avec les "beautiful people"  de la com', à une place royale, et si elle regarde bien, elle retrouve même des gens qu'elle connaît. Que le monde du sport est petit et bien fait ! Surtout dans une tribune officielle...

Le match commence. Et là, devant ses yeux écarquillés se déroule un spectacle passionnant. Ses gentils voisins et surtout sa copine pouf, qui a déjà vécu ça, lui expliquent qui est qui, qui joue à quel poste, les règle du hors-jeu et celles du penalty... Bref, la pouf s'initie. Le froid ralentit certes sa compréhension du jeu mais pas ses capacités de réaction : quand il s'agit de faire la ola, elle n'est pas la dernière debout. Un bon point pour elle.

Sous son regard émerveillé, Zizou fait des prouesses, elle reconnaît qui un Trézéguet, qui un Bartez : la vieille garde est là. Rassurante. Et puis elle aperçoit une, puis deux, puis trois silhouettes inconnues. Des joueurs qui n'étaient pas au mondial, ça ça la dépasse. S'il faut, en plus des règles, retenir le nom des nouveaux joueurs ! Mais bon la pouf fait des efforts, c'est une occasion unique, faut pas la rater. Des occasions ratées, il y en a eu suffisamment sur le terrain.

Entre deux claquements de dents, trois buts sont marqués; un seul par l'équipe de France. "Chat noir" lui dit la pouf fan de foot. Et la pouf apprentie de protester de son innocence entre deux gorgées de champagne bien mérité : "Comment veux-tu que je sois un chat noir? Je ne connais même pas le nom d'un seul des joueurs de l'équipe d'en face ? Enfin, pas encore". Et pour preuve, elle y reviendra.

 

Chris

27 février 2006

La pouf à moto

La première fois que la pouf est montée sur une moto, elle était un peu éméchée. Elle sortait d’une soirée légèrement arrosée où avait fait la connaissance de ce garçon, plutôt banal et boutonneux, devenu irrésistible dès lors qu’il annonce l’existence de sa monture. Les yeux brillants, la pouf s’accroche à lui, pleine d’espoir de voir se réaliser son rêve de devenir Michelle Pfeiffer dans Grease 2.

Le garçon, rassurant et d’un naturel prévoyant, lui propose de la raccompagner en précisant : « Ne t’en fais pas : j’ai toujours un deuxième casque avec moi. » Ravie d’éviter le taxi, excitée à l’idée de ce qu’elle pourra raconter à ses copines le lendemain, la pouf se persuade qu’elle a trouvé le moyen cool et idéal de rentrer par moins 5 degrés et s’imagine déjà cheveux aux vents, avec ses bottes et sa minijupe.

Arrivée devant le "pur-sang", une Yamaha de 12 ans d’âge cubant à peine 150 cm3, la pouf déchante un peu. De dessous son bras, le jeune homme sort un casque qui a été soit beaucoup aimé soit détesté. Une fois sur la monture pétaradante, secouée par les pavés parisien, glacée par le vent qui s’engouffre et paralysée par la peur de percuter une voiture, la pouf voit son rêve se briser en éclats.

Arrivée chez elle, elle fait son plus gentil sourire avec le peu d’élasticité qui reste à son visage figé par le froid et la déception et renvoie dans ses pénates le garçon qui espérait bien un peu plus et s’en retourne bredouille.

Et là, la pouf réfléchit. Michelle Pfeiffer, finalement, c’est peut être pas terrible. Il vaut mieux être le héros qui conduit. Au moins on ne subit pas. On agit. Après tout, si un crétin boutonneux peut conduire un deux-roues, une pouf pas manche peut bien passer son permis moto. Mais là, pas question de s’arrêter à une japonaise. La pouf veut une américaine. Qui brille. Qui fait du bruit. Une Harley-Davidson. Pas moins. Une pouf ne pourrait se contenter d’à peu près.

Depuis, la pouf a un blouson rock & roll, un casque mystérieux et des bottes so tendance. Elle parle couple et moteur, sait ce qu’est une courroie de transmission, enchaîne les virages, se plante un peu, en veut beaucoup.

Aujourd'hui, la pouf roule en Harley et fait fantasmer les hommes qui, à leur tour, rêvent d’être Michelle Pfeiffer dans Grease 2. Derrière elle.

 

 

Chris

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