05 juillet 2007
C'est l'été on vous dit...
Puisque ça nous a été réclamé avec tant d'insistance, je ne peux faire l'impasse sur LE sujet du moment.
Les soldes d'été.
Le problème cet été, c'est qu'on est en hiver. Quand la pouf rentre dans la boutique qui affiche sur ses vitrines étincelantes "SOLDES -50%" elle a vraiment envie d'acheter la dernière robe housse en soie légère. Mais une fois devant les rayons... c'est drôle mais l'envie s'en va. Parce qu'elle ne peut s'empêcher de penser au pull qu'il faudrait avoir pour pouvoir la mettre. Or de pull, point. La collection d'été n'intègre pas cet élément dans ses rayons. De plus la robe housse ne supporte pas la veste. Eventuellement les leggings. Mais rien de plus. Les regards de la pouf s'orientent d'office vers d'autres tentations: cette jolie blouse rose à motifs ? Ce short un peu court mais tellement avantageux à l'oeil ? Ce pull en fibre de bambou so tendance ? Mouais. Bof. Fait froid dehors.
C'est là que la pouf tombe sur LA robe. Rouge, évidemment. En t-shirt, mais malgré tout avec un dos en décolleté tombant absolument indécent. Qui ira magnifiquement avec ces petites spartiates légères. Mais la peur des courants d'air impose à la pouf la superposition... ce débardeur sera parfait. Là. Voilà. La robe rouge, avec le t-shirt dans la journée, sans t-shirt et dos à l'air en soirée. Oui oui oui, parfait. En plus elle est soldée à... Ah. Elle n'est pas soldée. Bon. Quoi faire ? Craquera ou craquera pas ? Ben la pouf ne se refait pas. Elle craque. Pour la robe non soldée, le t-shirt qui ne l'est pas non plus... et les spartiates qui elles le sont ! Histoire de dire qu'elle a fait les soldes et économisé... au moins 20 € ! Une affaire je vous dis, une affaire. Et la pouf a toujours eu le sens des affaires.
Chris
19:35 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : soldes, pouf
28 mai 2007
Choisir, c'est renoncer...
Bien qu’elle paraisse souvent très sûre d’elle, il arrive à la pouf d’hésiter… D’habitude si prompte à trancher, la pouf peut parfois se torturer et traîner quand il faut faire certains choix…
S’il faut fantasmer une après-midi torride…
Mohinder Suresh de Heroes ou Julien de la Nouvelle Star ?
Pour faire râler Pierre Yves toute la journée au bureau…
Le comparer à un fonctionnaire ou bien à un mercenaire ?
Pour un tête à tête enivrant…
Un petit salon chez Lapérouse ou une nappe-couverture au parc Monceau ?
Pour faire sourire le barman…
Martini Gin ou Martini Vodka ?
S’il faut s’occuper le temps de 6 stations sur la ligne 1 et 3 sur la 13…
Libération ou Le Figaro ?
Pour changer d’air…
Casino à Deauville ou shopping à Londres ?
Pour se changer les idées…
Poker ou match de la Champion’s League ?
Pour accessoiriser une robe couleur olive…
Du doré ou du bronze ?
Pour faire la sieste dimanche ?
Le grand-prix de F1 ou un match de Rolland Garros ?
Pour s’arrêter de fumer…
Patch ou Gomme ?
Autant de questions d’une importance capitale et à laquelle la pouf n’a toujours pas répondu. Mais parce que la vie est plutôt bien faite, la pouf a tendance à croire que c’est même mieux comme ça.
Anna
PS : Samedi, ligne 1, tu es monté dans la rame avec Libé sous le bras. Tu me regardais avec un sale air, on aurait dit Julien de la Nouvelle Star quand il chante Lolita. A Louvre – Rivoli, tu m’as courue après sur le quai pour me proposer un thé chez Lapérouse. J’ai dit « oui » et nous avons finalement enchaîné là-bas 2 ou 3 Martini Vodka. Tu voulais qu’on parte à Deauville pour un tournoi de poker parce que tu disais que je te porterais chance. J’ai poliment décliné l’invitation parce que le soir même je sortais ma robe olive et mes petites chaussures dorées pour un anniversaire. Pour me faire pardonner je t’ai promis de t’accompagner cette semaine à Rolland Garros. On négociait ça en étant de nouveau sur le quai à Louvre-Rivoli. C’était quelques secondes avant que les portes ne se referment sur moi. Pile le moment où tu réalisais que nous n’avions pas échangé nos numéros. Et là, en me tendant ton portable entre les battants de la porte tu m’as dit « ce numéro là, je le connais, je t’appelle ». C’était sans compter qu’en le faisant tomber par terre quelques minutes plus tard, je faisais sauté la carte sim qui était à l’intérieur. Très cher ami, si jamais tu lis ces quelques lignes, n’hésite pas à me poster ton code pin parce que là, forcément, ton portable ne me sert plus à rien. A toi non plus d’ailleurs…
21:15 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22 mai 2007
Lunettes de soleil, Victor Robert, sex toys, accras de morue et autres réjouissances...
Marie France (Juin 2008, n°148) est à 2€ seulement ! Au vu de la couverture, le prix n’est pas spécial par hasard. Il est clair que le titre se repositionne : sans doute plus moderne, sans doute plus actuel, sans doute plus piquant. « Même le logo semble avoir changé » se dit la pouf. Le Figaro Madame de la vielle serait-il en train de devenir le Glamour de la femme mature ? Quelques éléments de réponse à cette passionnante question de pouf ainsi qu’à d’autres questions que l’on se pose sur les poufs ces derniers temps…
p. 19 Mode : « Porter du Zara et du H&M avec un sublime accessoire griffé, maintenant on ose tout ! » Ici la pouf n’apprend rien. Le sac restant l’accessoire ultime pour signer une silhouette c’est exactement ce que Cris a reçu pour son anniversaire : une version big et blanche sur laquelle la pouf bave d’envie à chaque fois qu’elle la croise. En même temps, elle y voit là une preuve irréfutable de son altruisme légendaire puisque ce sac, elle le voulait pour elle tout personnellement.
p 25 Dressing : Passage en revue des lunettes de soleil sur lesquelles on pourra compter cet été. Là le style rétro est résolument assumé. La lectrice d’un certain âge n’aura sans doute qu’à aller fouiller au fond d’un tiroir dans ce qui lui reste aujourd’hui encore de ses années 60. Pour les poufs, les lunettes sont cultes : Armani pour Cris qui les a reçues en cadeau de ShopperMan quand ShopperMan était encore son amoureux. Prada pour Anna, reçues également en cadeau de PetitChéri lorsque PetitChéri est redevenu son amoureux. Les hommes passent mais les lunettes de soleil restent, pourrait être une juste maxime pour les poufs.
p 53 : Interview de Fanny Cottençon “J’ai envie d’être désirée » Autrement dit Fanny est une femme mûre comme les autres. Pour les poufs c’est autre chose : bien sûr, oui, forcément, en voilà un scoop, la pouf aime être désirée : à travers par exemple la petite étincelle qui brille dans le coin des yeux du talentueux et très sexy journaliste Victor Robert, accoudé au coin du bar, juste là. Mais si la pouf aime être désirée, elle aime aussi désirer : mieux vaut ne pas se livrer tout à trac à grand renfort de compliments même joliment tournés. « tu es sans doute la créature la plus délicieuse qu’il m’ait été donné de rencontré » présente un homme conquis assez éloigné du personnage d’Achile incarné par Brad Pitt (le seul intérêt en somme du film Troie)
p 61 : Couple « 20 ans après elles épouseraient le même ». il paraîtrait « qu’en s’engageant les femmes rêvent toutes de l’option pour la vie » ! Mordante, la pouf se dit tout de suite que c’est bien normal de se contenter de ce que l’on a, quand il est bien trop tard pour en changer. Pragmatique, la pouf se dit aussi qu’il est devenu impossible aujourd’hui de « faire sa vie » comme si on en avait qu’une seule, surtout si c’est pour la faire avec un seul homme. Romantique, la pouf se rappelle néanmoins que ce soir là chez Régine, elle était trop heureuse de laisser PetitChéri l’arracher des bras d’un sémillant banquier.
p 66 : Société « les bonnes manières sont de retour ». Là dessus aucun doute et la pouf apprécie : un homme qui lui tient la porte, un téléphone portable que l’on éteint à table, la largeur d’un trottoir qu’on laisse à ses talons de 8cm, la portière qu'on vient lui ouvrir… Mais la pouf sait aussi se tenir et faire des efforts : par exemple lors du mariage d’M&H en avril, elle a su résister à la tentation de se coiffer du haut de forme du père de la mariée pour danser sur Mika.
p 90 : Santé « en paix avec mon ventre » La pouf ne lit même l’article en question. Elle veut bien s’intéresser de très prêt aux problèmes d’intestins mais seulement si c’est le Docteur House qui les lui explique d’un air désagréable et alors que ses yeux bleus ne cachent pas une certaine bienveillance (à ne louper sous aucun prétexte sur TF1, Grey’s Anatomie pour le coup rappelant les plus belles années d’Hélène et les Garçons)
p 105 : DOSSIER « A chaque âge ses plaisirs » Où on apprend qu’à 30 ans on est dans « l’âge de la conquête ». Selon le docteur Alain Heril, psychothérapeute et sexothérapeute, « certaines femmes ont une surconsommation sexuelle » due essentiellement à la pression d’une société valorisant la performance et bla, bla, bla… Tiens, il paraît que les trentenaires sont plus friandes de sex toys que leurs ainés ? Ah… oui… Décevant, l’article ne traite que des plaisirs solitaires.
p 152 Cuisine « les accras de morue » ! (note pour plus tard : penser à organiser une chic soirée en juin pour fêter dignement le nouveau - nouveau - boulot de Cris et la plus si nouvelle promotion de la pouf.)
p 188 Horoscope. Pour Cris qui est Belier « le sens du devoir », pour Anna la Balance « Interrogations », quand l’une est censée se concentrée sur la famille et les enfants l’autre remet en question son environnement professionnel… Oui… Bof… Il est mieux mais il n’est pas encore tout à fait au point le nouveau Marie France !
Anna
18:55 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25 janvier 2007
On sait... on traîne...
Ca fait pas loin de 3 semaines que les poufs n'ont rien posté. On sait, on sait... On est désolées. Sisisi. Surtout que à part le fait d'avoir une vie super compliquée et super occupée on n'a pas trop d'excuses. On va se rattraper en février. C'est promis.
Faut nous comprendre aussi. Pour être une pouf digne de ce nom, il faut être dans le bon état d'esprit. C'est important. C'est comme ça que la pouf réussit à durer et à perdurer envers et contre le temps qui passe.
Sur ce blog, nous avons envie de faire passer la qualité avant la quantité. Donc quand on ne se sent pas capable de qualité, on se tait. D'ailleurs nous avions déjà longuement écrit sur le silence de la pouf, son arme suprême : là. On y revient, un an après. Comme quoi, les poufs et leurs habitudes, c'est comme la mode : ça s'en va et ça revient...
C'est comme ça que la pouf devient immortelle. On revient, on revient...
Chris
18:25 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27 décembre 2006
Le p'tit dernier pour la route...
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Allez! Un p'tit dernier pour la route. A 4 jours de la fin de l'année 2006, la pouf se rappelle à votre bon souvenir pour la dernière fois de l'année pour raconter son Noël
Noël : le père Noël a bien compris que la pouf avait été très sage cette année. Sa lettre a été convaincante. Alors elle a eu droit à plein de cadeaux.
- Des bottes d'abord. Parce qu'on ne peut pas bien commencer l'année sans une belle paire de bottes. Elle a donc eu ses italiennes. Mais un post ayant déjà été écrit sur ce sujet, on ne s'y apesantira donc pas.
- Et de très belles bottines en daim pour remplacer avantageusement les anciennes en cuir baige aussi qui ont largement fait leur temps. Et comme en plus elles sont beaucoup plus belles que les anciennes, ces dernières sont parties à la poubelle illico-presto
- Et puis une robe pull Zadig & Voltaire parce qu'une robe pull se doit d'être tendance, et que Z&A eh bien c'est toujours très tendance. Il suffit d'aller sur e-bay pour s'en rendre compte : c'est presque plus cher d'acheter du Z&V sur internet qu'en boutique !!! e-bay, c'est un bon moyen de juger de la tendancitude d'un produit ou d'une marque. Sisisi. Allez-donc y faire un tour, c'est flagrant !
- Et puis une montre. Une automatique, parce que le Père Noël a bien compris que les montres à piles c'était pas fait pour la pouf. Une fois la pile usée, la montre s'enterrait dans un tiroir où elle achevait de mourir. Alors que celle-là, elle marche toute seule. Infatigable. Et une Chanel. Parce que Swatch, malgré tous les efforts que la-dite marque Suisse fait pour devenir tendance, c'est pas assez tendance pour la pouf.
- Et une écharpe en soie sauvage, provenance directe du Cambodge. La pouf ayant la chance d'avoir des frères pleins d'attentions, elle a toujours de super cadeaux pour Noël. Mais cette année, ils ont été particulièrement créatifs. C'est bien les frères. Presque autant que les papas. Je rappelle que la pouf est forcément une fille à papa, et qu'elle est aussi très souvent une soeur à ses frères.
- Un très très beau Filofax en cuir. Avec un très très beau stylo pour aller avec. La pouf est une femme d'affaires. Il ne s'agirait pas de l'oublier.
- Et aussi un sac, des DVD, des ... .
Tout ça pour dire que Papa Noël a été très gentil avec la pouf cette année. Presque autant que la pouf l'a été.
La hantise de beaucoup à Noël, c'est les repas et les calories qui s'en suivent. La pouf a encore eu de la chance cette année. Elle n'a mangé que deux huîtres. Mais elle les a bien choisie : la pouf a tout vomi pendant la nuit. Résultat : un kilo de perdu à Noël. Quelle chance, se dit la pouf, bien décidée à tout prendre du bon côté. Elle espère quand même ne pas avoir le même problème pour le nouvel an. Ce serait par trop mal commencer l'année.
Et une autre bonne chose à Noël : la pouf est en vacances. Presque tout le temps entre Noël et le jour de l'an. Alors Noël, la pouf, elle aime ça. Et cette année, il n'a pas déparé. Vivement l'an prochain ! De toute façon l'année 2007 sera celle de toutes les réussites. C'est Elle qui l'a prédit dans son numéro spécial numérologie 2007. En 2007, la pouf est censé avoir plein de sous, plein de bonheur, que des réussites professionnelles et sentimentales... bref, 2007 sera très pouf.
Alors bonne année à toutes les poufs de France et de Navarre et à leurs fans. Plein de champagne, de jolies surprises (surtout si c'est la chemise blanche Hugo Boss), de découvertes et de réussite. See u in 2007 !
Chris
17:05 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Noël, Zadig & Voltaire, 2007
20 décembre 2006
Le p'tit truc de derrière les fagots
La pouf, contrairement à ce que bien des gens se plaisent à penser, ne passe pas forcément sa vie à courir les soirées branchées, les derniers restos à la mode ou les inaugurations très selects.
La pouf aime bien aussi - et ça va avec sa conception de l'exception - les lieux un peu confidentiels, loin des modes et des tendances, loin des people et des stars, loin des spots et des sunlights. Ceux qui ont toujours été et seront toujours. Ceux qui étaient connus de nos grands parents et le seront de nos petits-enfants.
Parce que dans ces lieux "normaux", où se cotoient Monsieur tout le monde et Mademoiselle pouf, on trouve un élément unique en son genre : le Patron.
Et s'il y a un truc que la pouf sait très bien faire, c'est "cultiver" le patron. Il suffit de venir deux ou trois fois dans le "lieu" à hanter, de sourire beaucoup, de secouer les cheveux, et le patron vous a repéré. Parce que les patrons, ils ont un truc spécial : une mémoire d'éléphant. Et même s'ils voient passer 50 personnes différentes dans la journée, ils savent qui vous êtes et vous mettent dans leurs petits papiers. La pouf, elle a un truc infaillible pour savoir si elle est dans les petits papiers du Patron. Quand le patron lui propose "le p'tit truc de derrière les fagots", c'est gagné.
Alors quand elle boit un petit verre au café d'en bas, c'est d'une bouteille de "derrière les fagots", que le patron réserve à ses amis. Une bouteille du type Pommerol 98. Ou une vieille prune de 20 ans d'âge. "Goûtez-moi ça, ma p'tite demoiselle, vous m'en direz des nouvelles".
C'est un morceau de Saint Nectaire qui vient d'arriver de chez le producteur "vous partagerez bien une petite tranchette avec moi ?" ou un pot de crème fraîche "maison" offert par le fromager qui vous a tout de suite aimé.
C'est une poignée de crevettes grises "pour votre entrée" du poissonnier.
Une mangue fraîche "cadeau : pour compléter le panier" du primeur ...
Parce que la pouf, si elle aime sa vie mondaine, elle raffole de sa vie de quartier. Se sentir autant privilégiée auprès de son boulanger que dans les soirées parisiennes, ça a du bon.
C'est aussi ça qui l'aide à rester pouf et à ne pas "virer pouffiasse". Ca lui permet de parler aux gens connus comme elle parle avec le patron de la charcuterie, entre deux tranches d'un saucisson "remonté de la cave pour l'occasion" . Un petit saucisson "de derrière les fagots". Qu'on mange avec les doigts, autour d'un petit blanc sec, en expliquant à Raffi, le patron, que "ce p'tit apéro sur le pouce, y'a qu'ça d'vrai"
Chris
18:00 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06 décembre 2006
Cher Petit Papa Noël…
Comme je suis heureuse, mon cher petit papa noël de t’écrire cette année. Oui, vraiment, j’en suis tout à fait ravie ! L’année dernière, rappelle toi, j’avais eu beaucoup de mal à justifier deux ou trois petits détails, tant et si bien que tu n’avais pas jugé bon de me trouver « bien sage » (et tu me l’avais même fait payé fort cher en ne m’offrant pas les escarpins Gucci dont je rêvais). Oui, mais c’était l’année dernière et je ne t’en veux plus, c’est tout oublié. Alors que cette année, petit papa noël chéri, cette année, crois moi, j’ai grave assuré.
J’en veux pour preuves :
- je n’ai pas ouvert de nouveaux crédits, mieux j’en ai clôturé.
- je n’ai pas vomit une seule fois entre 3h00 et 9h00 le matin. Pas une seule fois.
- je n’ai fait pleuré aucun de mes stagiaires. Aucun.
- je n’ai jamais été humiliante avec un homme petit qui venait me dire que j’étais jolie.
- J’ai payé mes impôts et j’ai même rendu l’argent que mon employeur m’avait injustement versé une fois (et pourtant c’était beaucoup d’argent)
C’est pour toutes ces raisons, et encore beaucoup d’autres, mon petit papa noël adoré, que je crois pouvoir sans rougir te présenter ma liste de cadeaux. Comme tu vas le voir, elle est fort simple, à l’image de la gentille pouf que je suis.
Alors, j’aimerais sous le sapin (un grand Norman vert/bleu avec des boules violettes et des guirlandes blanches que je veux pouvoir installer chez mon Petit Chéri mais je ne suis pas sûre qu’il soit tout à fait d’accord) j’aimerais bien trouver :
- un pull en cashmere tout doux avec une tête de mort dessus (en rose ce serait bien sinon non, chez Hobbs, 440€)
- une Trinity de Cartier, toute simple, ou une Icon Gucci, presque aussi simple ou n’importe quel objet que je peux traîner avec moi et qui soit en or blanc…
- un sac noir clouté en cuir multipoches (Bensimon je crois 280€)
- des boots en cuir noir à brides et pompom, celles avec les 8 cm de talons (ASH juste 199€)
- un paletot noir en agneau frisé à double boutonnage (Les Petites – oh oui, oh oui, oh oui mais à ma taille - 235€)
- un pantalon de smoking droit, noir en laine et soie (Façonnable, super impeccable, 250€)
- une chemise en coton blanc, obligé (Hugo Boss 120€)
- une chemise en coton rouge (en fait les deux couleurs ce serait mieux Hugo Boss 120€)
- un petit ensemble soutien-gorge et culotte noir et blanc incrusté de dentelles noires (chez Dior, pour s’essayer au sublime je ne vois que ça 280€)
Alors bien sûr, mon petit et tout doux papinou de noël, je ne te demande pas forcément de TOUT m’apporter ou même de te limiter EXACTEMENT à cette petite liste. Non, j’ai toute confiance en ta clairvoyance, ton bon sens et ta connaissance aiguë de mon sale caractère quand je suis contrariée.
Ah et aussi, plein de papouilles au lutins, je les adore… Anna
PS : les livres oui, les DVD non ! La déco ok mais pas celle d'Ikea ! Les chèques cadeau surtout pas mais les "home made" c'est bon ! Tout ce qui répond à un besoin ou est utile c'est hors de question, sauf si c'est utile à quelqu'un d'autre parce que c'est éthique et équitable.
23:00 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03 novembre 2006
Du rouge et du vernis...
Le rouge est pour la pouf une couleur un peu particulière : c'est celle qu'elle préfère. Elle la connait dans ses moindre nuances. Rouge vermillon, rouge sang de pigeon, rouge brique, rouge framboise, carmin, cramoisi, amaranthe, écarlate, pourpre, rouge à lèvres... la pouf aime le conjuguer, le décliner... le porter.
La pouf a des robes rouges, des rouges à ongles, du rouge aux joues, des rideaux rouges. Ana parlait de son nouveau sac. Rouge Hermès. Moi je vous parlerai de l'accessoire indispensable de l'hiver, celui qui fera de vous une véritable pouf, pour peu que vous les choisissiez en rouge. Les chaussures. Plus précisément les escarpins. Avec des talons de 8 cm minimum qui font la jambe interminable et le pied joli. Vernis. C'est mieux : ça brille. Et puis tant qu'à faire, autant aller jusqu'au bout et choisir la totale. Donc des escarpins rouge vernis à haut talon.
Alors au début, la pouf se dit : "Trop beaux, mais c'est pas un peu too much ? Après tout, c'est quand même un peu des pompes de pute, non ?" Et puis non. La preuve, elle en rêve toute la nuit, imagine toutes les combinaisons vestimentaires possibles avec ces chaussures. Bref, elle s'y voit très bien. Dedans. Pas possible d'y renoncer, se dit la pouf, qui donc n'y renonce pas. Se les offre. Et découvre, ravie, que c'est l'Accessoire de l'hiver. Cet hiver sera rouge ou ne sera pas. Et depuis qu'elle s'est offert ses chaussures de p... in-up, la pouf voit le rouge déferler dans les vitrines.
Pas seulement à cause de Noël. Seulement parce que le rouge est à l'hiver 2007 ce que le rose était à l'été 2005 : tendance. Et forcément, comme la pouf précède la tendance, le rouge ne pouvait que la suivre...
Chris
15:55 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rouge, chaussure
25 septembre 2006
C'est vrai...
Notre ami Grenouille nous reproche dans un commentaire, par ailleurs enthousiaste, notre paresse... Nous ne postons pas assez souvent paraît-il... c'est vrai Grenouille, tu as raison de nous rappeler que nous délaissons nos fans. Mais la pouf doit aussi savoir se faire désirer, c'est une question de standing.
Mais c'est qu'être une pouf prend du temps. Et qu'au moment de la rentrée, la pouf n'en a plus beaucoup du temps. C'est rapport au boulot. Et que pendant les vacances non plus elle n'en n'a pas beaucoup du temps. C'est rapport au jet ski.
Alors forcément, ça fait une somme d'environ deux mois où le blog poufiasse un peu tout seul. Heureusement que c'est pendant cette même période que vous, nos fans fidèles adorés, nous répondez par des commentaires brillants et ciselés, nous encourageant par la même occasion à ne pas nous reposer sur nos lauriers parfumés de la dernière fragrance en vue.
Alors merci, cher Grenouille, de nous rappeler à l'ordre. Faut dire quand même qu'on avait des vraies excuses :
D'abord, y avait le concert des Stones. En loge VIP. Nourrie, logée, bercée, la pouf était trop bien pour penser à son ordi. Et les vacances dans des îles paradisiaques biberonnée au rosé. Et les soirées dans le sud. Et puis il y avait le retour au bureau. Sur lequel Ana a suffisemment posté pour que je m'abstienne.
Ensuite, la pouf a la bonne idée de repartir en vacances une fois tout le monde rentré. Histoire de passer le permis bateau pour faire du jet ski partout et en toute saison. Et de revenir bronzée quand tout le monde a blanchi. C'est plus classe comme ça.
Et puis au milieu, il y a eu le festival du film américain de Deauville. Une pouf en Harley se devait de s'y rendre. Et d'assister à l'avant première du Diable s'habille en Prada. Evidemment. Le film pouf de l'année. Pas à cause du scénario pas toujours à la hauteur, mais à cause de Meryl Streep dans son rôle trop pouf assumée. Et qui prouve en image qu'une pouf a une longue carrière devant elle.
Et met au goût du jour le célèbre adage "Qui postera longtemps, longtemps poufiassera"...
Chris
19:30 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : meryl streep, rolling stones, pouf, vacances, bateau
30 août 2006
C'est la rentrée !
8h00, le réveil sonne. La pouf qui a pris la bonne habitude de se lever tôt le matin pendant ses vacances pour s’initier au wake board, ouvre un œil, s’étire, soupire. Aujourd’hui c’est lundi et le dernier lundi que la pouf a connu remonte à plus de 3 semaines.
8h04, le chat miaule, il a faim : nourri pendant plusieurs jours par la petite voisine d’à coté il est devenu vorace. Les croquettes du soir ne lui suffisent plus, il veut de la pâtée le matin.
8h05, tu peux crever si tu crois que je vais aller ouvrir une boite de pâtée à 8h00 du matin.
8h10, par habitude sans doute la pouf chante sous la douche « Oh la belle vie » de Sacha Distel, le titre emblématique de ses vacances (avec « No Tomorrow » d’Orson mais ce dernier ne se prête pas du tout au récital matinal)
8h24, le journal sur I télé et la magnifique voix du jeune Mathieu Cavada accompagne la pouf alors qu’elle se brosse les dents. Ça dure bien 10 minutes tant la pouf est perdue dans l’observation fascinante de son bronzage et de sa marque de maillot.
8h56, ce n’est pas parce que c’est lundi et que c’est la rentrée qu’il faut perdre ses bonnes habitudes. En petite robe Miu Miu et en ballerines Etam la pouf sort de chez elle, légère et énergique.
8h58, la pouf est retournée aussi sec scotcher son canapé en attendant que la météo d’I télé lui confirme sa première impression : il fait – 2° dehors !
8h59, il fait 10° à Paris. La petite robe et les ballerines trouvent légitimement une place sous le lit. Le trench coat retrouvé derrière l’armoire s’avère être tout déchiré.
9h00, si tu crois que c’est en dégradant mes vêtements que tu obtiendras ta boite de pâtée matinale, tu te plantes. Je m’en tape, il me reste ma veste en velours Agnès B.
9h12, la pouf a du oublier de repasser au pressing avant de partir en vacances, elle ne trouve plus sa veste Agnès B.
9h26, la pouf ne relève pas son courrier des vacances, elle attrape juste la presse du jour et s’engouffre dans le métro trop contente de s’immerger à nouveau dans le folklore parisien.
9h40, monsieur le contrôleur, laissez moi vous expliquer, si je ne suis pas passée à la carte Navigo c’est parce que je suis très attachée à la photo de ma carte Orange qui date d’il y a cinq ans, et si je n’ai que le coupon mais pas la carte aujourd’hui, c’est que j’ai dû la laisser dans mon trench coat à la maison.
9h44, la pouf prend une bonne résolution, elle ira présenter sa carte Orange à la RATP le jour où elle ouvrira une boite de pâtée à 8h00 du matin.
10h07, la pouf, que rien ne peut démonter, arrive au bureau le sourire au lèvres, trop contente de croiser les juillettistes qui sont déjà tout palots et les aoûtiens de Bretagne qui eux n’ont jamais été ne serait-ce que hâlés.
10h15, lotus affiche 403 mails non lus.
10h16, l’horoscope yahoo du 12 août c’était vraiment n’importe quoi.
10h17, celui du 13 août c’était quand même mieux.
10h18, j’avais oublié que j’étais inscrite à la newsletter de L’Equipe.
10h20, le courrier a du passer, c’est l’heure d’aller chercher le nouveau Elle sinon la pouf va se le faire voler.
10h21, trop tard…
11h44, la pouf ne sait plus ce qu’elle a fait le 21 août et si, par conséquent, l’horoscope yahoo était valable ce jour là.
12h50, c’est l’heure du déjeuner debrief des vacances avec les collègues retrouvés.
12h55, il pleut dehors, la brasserie la plus proche est bondée, le temps d’arriver au chinois d’à coté et la pouf est trempée.
13h10, c’est triste, il ne serve pas de melon au jambon ou de tomates mozzarella au chinois, c’est pourtant de saison.
14h20, suite à un long débat tout le monde s’accorde à dire que les juillettistes de Bretagne sont miraculeusement bronzés pour la première fois depuis des années.
14h30, lotus affiche 164 mails non lus.
15h00, yahoo a envoyé deux fois d’affilé les mêmes prévisions les 24 et 25 août.
16h40, c’est dingue ces journées de rentrée, on travaille, on travaille mais on n’a pas l’impression d’avancer.
16h48, premier appel du client, il s’excuse de déranger la pouf le jour de sa rentrée, il se doute qu’elle doit être enterrée sous des tonnes de mails.
17h22, la pouf passe à la doc voire si d’aventure le nouveau Elle n’est pas arrivé.
17h24, les filles de la doc sont en vacances et leur courrier à lui aussi été pillé.
17h28, la pouf pleine de ressources a trouvé le nouveau Elle sur un bureau, il était là et pas même ouvert, la pouf n’a pas résisté.
18h10, la collègue de bureau de la pouf qui toute la journée était en réunion lui a préparé une surprise : le tout nouveau Elle choppé le matin même directement au service courrier pour ne pas qu’on lui vole.
18h20, c’est bien connu, le jour de la rentrée comme celui de la sortie, on travaille à mi-temps, la pouf quitte le bureau, ses numéros de Elle sous le bras pour dans le métro.
18h40, station Clichy, la pouf ouvre enfin son Elle de rentrée avec Monica en couverture.
18h45, la pouf, affligée, découvre que le nouveau Elle est le Spécial Enfants, il y même une série de mode avec des marmots dedans.
18h51, la pouf aime bien la petite robe tunique là mais elle découvre qu’elle n’est vendue que chez du Pareil Au Même et qu’il ne vont pas au-delà du 12 ans.
19h00, le chat miaule toujours, pour se venger il a défoncé le canapé.
19h10, la pouf découvre que le Proxi du coin n’a pas réouvert, le chat n’aura donc pas sa pâtée.
19h15, la pouf reprend vite ses bonnes habitudes, elle commande chez Sushis Bâ des suchis pour elle, des sachimis pour le chat.
19h56, le livreur de chez Sushis Bâ a du retard mais pas la mère de la pouf qui lui demande ce qu’elle veut pour son trentième anniversaire.
20h00, dans 4 semaines, 4 jours 22 heures et 30 minutes la pouf a 30 ans.
21h00, dans 4 semaines, 4 jours 21 heures et 30 minutes la pouf a 30 ans.
22h00, dans 4 semaines, 4 jours 20 heures et 30 minutes la pouf aura 30 ans a-t-elle envie de crier à son Petit Chéri qui l’a appelée, mais elle ne lui dit pas pour ne pas le couper dans son récit du nettoyage de fin de saison du bateau.
22h12, dans 24 heures le Petit Chéri sera lui aussi rentré de vacances.
22h13, c’est quoi 24 heures, c’est une journée, c’est pas grand chose, se dit la pouf qui a enfin bouclé sa rentrée…
Anna.
20:55 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rentrée
17 juillet 2006
Questions de saisons...
Le champagne du bal des pompiers de Saint Germain est-il meilleur que celui du bal des pompiers de Caulaincourt ?
En l’absence de preuves d’amour peut-on néanmoins parler d’amour ?
Une exposition prolongée au soleil du Parc Monceau est-elle moins nocive que celle au soleil de Saint Tropez ?
Un samedi après-midi de soldes par un temps caniculaire s’apparente-t-il à du masochisme ?
Pourquoi annonce-t-on de nouveau la jupe boule comme un incontournable de l’automne ?
Le wiki est-il aussi accessible au commun des mortels que le blog ?
Le sexe peut-il être considéré comme une preuve d’amour ?
Une french manucure peut elle survivre à une semaine de la vie d'une fille normale, une qui fait la vaisselle par exemple ?
(ne voyez là aucun rapprochement avec mon dernier week-end : je n’ai pas rencontré de pompier à Saint Germain qui m’aurait parlé d’amour sous un arbre du Parc Monceau le lendemain, un peu avant que je constate que la jupe boule taille 34 était un incontournable des portants et sans que je trouve de wiki où partager cette information capitale, cherchant ailleurs pour finir un peu de réconfort…)
Anna.
16:30 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pompiers, soldes, wiki, champagne, amour
10 juillet 2006
C'est beau un homme qui pleure...
Je me disais, alors que je regardais sur le grand écran installé à l’accueil de l’agence nos fiers footballeurs, plutôt penauds pour le coup, saluer une foule en liesse ou presque depuis le balcon du Crillon (un choix judicieux, le Crillon étant vraiment un établissement recommandable). Il y avait là David (moi, perso, je les appelle tous par leur prénom, ça me donne vaguement l’impression d’être une de leurs intimes) que Thierry soutenait (non, non, là je ne dis pas Titi, dire Titi ce serait dire comme tout le monde). Et David, devant tous ces gens qui l’applaudissaient, sûr qu’il a du se dire qu’il les avait déçus, sur qu’il a du s’en vouloir alors même que sur ce balcon il y a 6 ans, il les avait salué en héros. Et là, David, il a pleuré. Comme un homme pleure : les lèvres serrées, la gorge nouée, les yeux un peu mouillés. C’est beau un homme qui pleure, je me disais. Avant David, d’autres auront pleuré pendant cette « putain de coupe du monde de foot » comme Willy à l’issue de la demie ou Lilian à la fin de la finale. Finalement, il n’y a bien que Zinedine qu’on aura pas vu pleurer. Et pourtant, je suis bien sûre qu’hier soir, rentré seul au vestiaire dix minutes avant la fin, il a du verser quelques larmes de rage et de tristesse.
Vraiment, elle était bien cette « putain de coupe du monde de foot ». Aucune série, pas même LOST ou DH, ne pourra jamais égaler pareille dramaturgie et suspens insoutenable : des héros morts qu’on ressuscite, des complots, des seconds rôles attachants, des moyens de productions explosifs, des décors aux costumes, des castings de belles gueules et un scénario incroyable…
A bien y réfléchir, les raisons pour laquelle la pouf aime le football sont assez évidentes. C’est beau, un homme qui pleure.
Anna (qui remercie pour ces dernières 4 semaines Patrick, Franck, Claude, William, Lilian, Fabien, Thierry, Zinédine, Willy, Eric, Florent et même Raymond)
17:05 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18 avril 2006
MEETIC EPISODE VI – Le retour de la pouf.
Il fallu un peu de temps à la pouf pour se faire aux us et coutumes de Meetic :
Pour s’habituer complètement à l’atmosphère particulière de l’endroit, nappé de rose d’un bout à l’autre de la page, parce que la pouf est une fille et que le rose doit forcément lui convenir. Ou parce que le rose a des vertus romantiques et qu’il convient à tout le monde, un peu comme la lumière tamisée s’impose dans un lounge bar.
C’est dans cette atmosphère couleur bonbon que la pouf découvrit à quel point les meetic boys affectionnaient certaines situations quand il était question de se mettre en scène. Qu’il soit posant sur la plage, le regard perdu au loin dans les vagues (enfin, ça la pouf le devine, car la plupart du temps, l’homme viril sur la plage porte des lunettes de soleil en plus d’un teint halé), qu’il soit souriant accoudé à un bar, ambiance joviale d’une 3ème mi-temps de rugby (d’un air qu’il a une vie, des amis, des soirées follement drôles) ou encore qu’il soit attablé dans un restaurant, l’air pénétré de celui qui aime discourir du cinéma néo-réaliste italien (parce que, derrière l’homme, il y a un être sensible, sincère, profond mais aussi cultivé), le meetic boy, perdu dans sa marre de rose, ne faisait pas semblant d’inviter la pouf à rêver.
Un rêve que la pouf fut très vite à même de chiffrer grâce à la merveilleuse page « Mes stats ». Transposée dans le réel de la pouf, la dite page lui aurait permis, après chaque soirée, de tirer un bilan très précis du genre : nombre de regards échangés, nombre de verres offerts, nombre de conversations entamées sur la piste, nombre de conversations vite avortées sur le chemin des toilettes, nombre d’invitation à « te raccompagner parce qu’à Paris, à cette heure, c’est impossible de trouver un taxi» etc… Et puis, forte de ce bilan, la pouf aurait été à même de valider ou non son stylisme du jour, de revoir sa tactique du moment. « Mes stats », la page devenue vite la favorite de la pouf pour ses vertus stratégiques.
Parce que la stratégie, sur Meetic en particulier, c’est essentiel, sauf à vouloir laisser faire le hasard (et dans ces cas là, pas besoin d’Internet, un bar du coté d’Etienne Marcel peut bien faire l’affaire, comme le Tambour par exemple, c’est pratique le Tambour, c’est comme Meetic, accessible à des heures pas possibles).
De stratégie, certains meetic boys n’en manquaient pas, comme la pouf allait bientôt le découvrir avec jubilation.
Anna.
20:50 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23 mars 2006
De la pluie et du beau temps
Lundi, premier jour du printemps. "Super !" se dit la pouf sous sa couette : "l'été arrive".
Il faut dire que depuis quelques jours, les vitrines des boutiques affichent des jupettes et des blouses légères en mousseline, des sandales et des robes printanières, des shorts et des pantalons en coton... alors forcément sous ses épaisseurs de laine la pouf n'en peux plus de rêver à l'été. Ses doigts ont des fourmis, sa peau aussi, sans parler de son armoire qui attend le changement avec impatience.
Mais le désenchantement arrive vite : la pluie ne s'est pas arrêtée au 20 mars. Au contraire. Jeudi, lueur d'espoir : la pouf se réveille par une belle matinée ensoleillée qui augurait bien de la journée et de la semaine à venir... Mais là, le gentil et joli Laurent Romesco de Télé Matin sonne le glas et la fin des festivités :"Nous sommes entre deux dépressions, dès la mi-journée le mauvais temps revient". Sous-entendu, vos lunettes de soleil pour le matin, votre parapluie pour cet après midi. Et la pouf entre les deux dépressions atmosphériques de déprimer sec sous la pluie.
C'est alors qu'arrive l'information de la journée : samedi on passe à l'heure d'été. "Super !" se dit la pouf, "l'été arrive."
Chris
16:35 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09 février 2006
La botte secrète de la pouf
Le chat botté avait tout compris : les bottes font le chat. Ou la femme. Que ce soient des bottes de sept lieues ou des bottes cavalières, tant qu’il y a du cuir le personnage se pose là. Dès lors qu’elle intègre à sa garde robe cet accessoire indispensable, la pouf botte en touche.
Alors c’est vrai, il y a bottes et bottes. Nous avions évoqué les bottes de la poufiasse dans un post précédent. Trop de fanfreluches, du type pompons et fourrure, tue le personnage. La botte doit mettre en valeur la fille qui est dedans. Pas l’inverse.
Alors me direz-vous, les bottes ne sont pas les accessoires les plus économiques qui soient. Certes. Mais la pouf a cet avantage qu’elle est souvent une fille à papa. Lequel peut très bien réagir d’une manière extrêmement positive à la lueur concupiscente qu’il voit briller dans l’œil de sa progéniture en pleine description dudit accessoire de ses rêves. Et lui proposer, grand prince : « ma chérie, si tu en as tellement envie, je veux bien t’offrir le pied droit ». Et toc. La pouf et sa botte vont conquérir le monde.
Chris
11:25 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07 février 2006
MEETIC EPISODE V – La pouf contre-attaque.
Très vite, ce qu’il manqua à la pouf arrivée sur Meetic par hasard et revenue par ennui, ce fut le challenge. Le vrai challenge. Pas besoin d’élaborer des stratégies complexes, pas besoin de développer des tactiques pointues, pas besoin de faire le moindre effort pour être abordée sur Meetic, constatait la pouf à la lecture de son dixième mail : « Salut miss. J’ai vu ton profil par hasard sur les nouvelles inscrites et je me suis dit – tiens, cette fille a l’air cool – alors voilà, je me lance, je t’écris ce petit mot parce que, on sait jamais, tu pourrais avoir envie d’y répondre. A plus alors peut être. lol. André »
La pouf n’eut même pas la curiosité de se rendre sur le profil d’André. André, même en virtuel, avait tout du « mec sympa qu’on voit jamais et qui reste au bar ». Celui qui vous regarde quand vous passer devant lui avec un air léger pour minauder auprès du barman une paille, la vôtre est tombée en dansant. Celui qui vous sourit timidement quand vous rencontrez son regard et qui s’accroche au vôtre avec l’espoir d’y lire une invitation. Celui qui s’excuse, alors qu’il vous piste au vestiaire, de venir vous dire qu’il vous trouve « vraiment charmante». André, le mec sympa qu’on voit jamais et qui reste au bar, se disait la pouf en rédigeant sa réponse : « André. Imaginons nous vous et moi, soyons fous un instant, dans un cadre autre que celui de votre pc et de mon mac. Imaginons que nous soyons tous les deux présents à la même soirée, chez des amis communs, un genre d’anniversaire dans l’ambiance intime d’un appartement, la musique ce qu’il faut de volume, le bar ouvert car chacun devait apporter une bouteille. J’ai ramené de la vodka et vous ? Imaginons, voulez-vous, André, que nous soyons là tous les deux. Et parce que vous m’avez tout l’air d’un garçon charmant, je vous aborde l’air de rien aux alentours du buffet improvisé. Dans un sourire un peu gêné je vous demande comment vous trouvez la quiche ? André. Dîtes-moi. Que me répondriez vous en pareil circonstances ? Quelque chose de plus réel en somme… »
C’est heureux pour elle, quelques minutes plus tard, la première réponse à sa première question se présentait à la pouf : « T’es trop drôle toi ! lol… Tu cherches quoi sur Meetic »
Ainsi la pouf apprit-elle ce que « lol » signifiait. Pour ne plus jamais vouloir le lire ou l’écrire.
Anna.
21:35 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03 février 2006
MEETIC EPISODE IV – STAR POUFS
C’était un soir de semaine, tard. La pouf attendait en fumant des cigarettes de récupérer tous les éléments qu’elle devait présenter le lendemain en réunion à son client le plus difficile. Pour patienter, la pouf avait décidé d’aller se balader sur Internet pour visiter le monde virtuel, logiquement si peu fait pour elle. Mais parce que là comme ailleurs la pouf n’aime jamais être seule, elle fit se qu’elle faisait toujours dans le monde réel pour sortir de l’isolement, elle se rendit dans le bar le plus bondé qu’elle pu trouver : Meetic.
La pouf avait d’abord trouvé quelque peu dérangeant d’avoir à remplir un profil précis et détaillé avant de pouvoir rentrer dans le vif de son sujet. Bien qu’égocentrique à ses heures, elle n’aimait pas pour autant se dévoiler. Le choix du pseudo en lui-même n’était pas évident, car comment résumer toute une pouf en un seul petit mot ? A l’instinct, se disait la pouf, en s’inspirant d’un épisode très spirituel des Teletubbies vu le matin même pour trouver son nouveau nom de scène. Sa description, la pouf la remplie sans malice aucune. Sur ses goûts aussi, la pouf su se montrer tout à fait franche. Non, là où la pouf retrouva son goût de l’artifice se fut dans l’exercice périlleux de l’annonce. La jupe trop courte, les talons trop hauts, le make-up soigné n’ayant aucun intérêt sur Meetic, la pouf choisit les mots pour briller, les idées pour allumer. Une fille normale, elle, aurait sans nul doute fait l’inverse et se serait livrée, tout à fait comme un paquet, dans un presque poème. Mais pas la pouf. Non, la pouf fit là aussi comme elle aurait fait au détours du bar. Elle ne parla pas d’elle, elle parla aux hommes, elle leurs parla d’eux et de leurs inclinaisons les plus terribles qu’elle partageait : la lecture de L’Equipe, les belles mécaniques, les matches de foot, surtout ceux de la C1. Et pour finir, la pouf s’excusa pour ne décevoir personne, de n’être qu’une fille qui aimait aussi les robes sophistiquées, le champagne et la légèreté. Parce que sur Meetic comme ailleurs, il était naturel pour elle de poufiasser. Léger détail : la pouf ne mit pas sa photo à disposition, pour préserver le mystère un peu, pour ne pas se brader beaucoup.
Le lendemain, quand la pouf revint sur son profil l’air de rien, pas moins de 27 mails attendaient sa lecture. Meetic, c’est en fait assez chic, se dit la pouf pour commencer…
Anna.
20:10 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02 janvier 2006
Aujourd'hui comme hier...
Personne ne lit Le Monde tous les jours dans son intégralité ! Ceux qui prétendent le contraire sont soit des membres actifs de la rédaction, soit des lecteurs du Parisien qui essaient de se la jouer «ces vieux réflexes de Sciences Po dont je n’arrive pas à me débarrasser » Personne ne lit L’Equipe d’un bout à l’autre parce que personne n’aime le sport au point de s’enquiller les analyses du match phare de Ligue 1, les enjeux du Top 14, le départ du Dakar mais aussi et pour finir les résultats du patinage de vitesse en plus de ceux du saut à ski ! Personne ne se tape en plus des pages bourse les pages communication de la Tribune parce qu’en principe, qui lit l’un ne lit pas l’autre !
Paradoxalement, c’est alors que l’on dispose de tout un mois pour lire des colonnes et des colonnes que l’on a essentiellement droit à des photos, même très jolies. Une preuve, au hasard, le Vogue… Mais c’est là tout le charme d’un paradoxe et de la sublime et dernière collection YSL par Stefano Pilati.
Reste qu’on peut bien avoir du temps et peu de mots à lire, parfois, on passe à coté de ce qu’il ne fallait pas rater.
Trop tard, on s’interroge, on se demande comment on a pu manquer à ce point là de vigilance et complètement occulter une précieuse information ? Elle était pourtant là, bien visible, en toute fin du premier cahier, en tout début de chronique, en plein dans l’actualité. Elle faisait figure de mauvais début d’article avec ses airs de « Vous connaissez le proverbe ? », elle était incontournable ou presque, comme le velours cette saison ou la peau lainée en blouson. Elle était là, parfaitement balisée selon les codes du ELLE que la pouf sait d’habitude si bien déchiffrer. Cette petite info de juste une ligne, annoncée comme une évidence par tous partagée, une croyance…
« Ce qu’on fait dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, on le fait toute l’année ! » lit la pouf, horrifiée d'une telle sentence alors que les souvenirs de sa folle soirée lui reviennent tout à fait clairement.
Rien n’est plus difficile pour la pouf que d’avoir à faire preuve d’une impitoyable rationalité. Pour autant, quelques instants de réflexion lui auront suffit pour écarter d’une remarque pertinente douze mois d’un déterminisme fatal :
« Si cette maxime était vraie, à quoi servirait l’Horoscope de l’Année ? » se dit la pouf, pas peu fière d'elle sur ce coup là…
Anna
20:20 Publié dans Pouf pouf | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Résolutions d'une pouf
A l'amorce de la nouvelle année, la pouf fait comme tout le monde : elle prend des résolutions. Mais comme la pouf aime plutôt bien sa vie, elle n'a pas forcément envie d'en changer. Juste de l'améliorer un peu.
Les vapeurs du réveillon du Nouvel An s'estompant peu à peu, dégrisés par le froid du début d'année, les résolutions prises par les gens normaux passent de "je vais changer le monde" crié aux alentours de 3 heures du matin à une humanité rendue sourde par la vodka-martini à "j'arrête de boire" chuchoté à son oreiller vers 13 heures le lendemain. Sachant pertinemment qu'il n'en sera rien.
La pouf a de la constance, nous l'avons vu. Dans ses décisions et ses résolutions aussi. Elle sait où sont ses limites et se fixe des objectifs atteignables.
Evitant les mélanges le soir du Nouvel An, elle a eu soin de ne boire que les bulles de son Veuve Cliquot Millésimé pour éviter un lendemain difficile. Et convaincue par l'efficacité de ce traitement, sa première résolution pour l'année 2006 sera : "Cette année, je carbure au champagne. Surtout s'il est bon." Car la pouf aime le champagne. Pas les maux de tête.
Elle sortira toujours autant, mais se fera inviter plus souvent.
La pouf dépensera moins souvent. Mais plus cher. Elle ciblera donc plus les Maje et Barbara Bui, au détriment des Etam et H&M qui, s'ils ont le mérite du prix et du choix, ont le défaut de la coupe et de la longévité. Ne pas les rayer de sa vie donc, mais ne pas les mettre en priorité. La qualité avant la quantité.
Nous pourrions bien entendu lister toutes les résolutions qu'une pouf digne de ce nom a pris pour 2006. Mais dans le fond, la pouf n'en a pas vraiment envie. Elle s'en fout un peu de ces résolutions. La pouf a la cote, et en profite. Toute l'année. Quand l'action monte en bourse, elle gagne en valeur : la pouf aussi. Et 2005 a vu l'action pouf crever le plafond. 2006 sera l'année de la pouf. Bonne résolution ou pas.
Chris
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02 décembre 2005
Enchères de poufs !
C’est génial, la pouf est en commande libre sur Internet : « participez aux enchères de poufs sur ebay », « poufs tendances sur laredoute.fr » (un genre de pléonasme en somme), « poufs à prix écrasés sur cddiscount » (avec pour précision « arrivages massifs et ventes flashs de poufs ») et mon préféré, « fabricant de poufs »…
La pouf ne nous a pas attendue pour se propager sur la toile comme dans un after work du jeudi ou comme dans une before du samedi. C’est la classe, je me dis.
Que nenni ! Dans les faits, en lieu et place d’une véritable enchère de poufs, ebay me renvoie à sa rubrique « Maison – Jardin – Bricolage ». Décevant.
J’espérais secrètement tomber sur une jolie page web où il aurait été possible de convaincre une jeune femme de céder à quelques avances sur simple présentation d’arguments dignes de ce nom : champagne au Ritz le dimanche à 15h00, week-end en Normandie avec discussion intime et charmante durant les bouchons aux abords de la capitale, avant-première de King Kong… Et la pouf de choisir ou non de stopper les enchères sur simple promesse d’un plat de spaghettis maison au roquefort.
S’il n’existe pas réellement de site d’enchères de poufs, il ne doit pas non plus exister de véritable fabricant de poufs ? Cela voudrait donc dire qu’on ne devient pas une pouf mais que, dès le départ, on naît pouf ! Et dans ce cas, ce qui serait tout à fait probable, on pourrait avoir des « souvenirs d’enfance de pouf ». Comme par exemple : la fois où j’ai dit à Jean Bernard en plein milieu de la cour de récré que je ne viendrai pas à son anniversaire, uniquement pour faire plaisir à Nicolas R. (parce que Nicolas F. j’en avais rien à faire non plus)
Jean Bernard ! Je suis désolée. Sincèrement. Avec le temps, j’ai réalisé que je n’aurai jamais du te mettre ta claque en plein milieu de la cour, même au prétexte un peu simple que je suis une pouf et que je suis née comme ça. Dès le départ.
Anna.
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