12 avril 2006
Cuisine de pouf
La pouf, de temps en temps, sacrifie à la tendance du nesting. Elle invite des amis à dîner chez elle et pour les recevoir en bonne et due forme se met aux fourneaux.
Son accessoire magique : un livre de cuisine. De la collection Basic Cooking, de préférence car ce sont des livres avec de chouettes couleurs, pleins de photos alléchantes des plats à réaliser et qui explique bien tout avec des mots que tout le monde comprend. Parce que la pouf est comme tout le monde : elle a parfois du mal à décrypter des termes comme "déglacer la sauce", "abaisser la pâte", "faire un roux", "blanchir la viande", "passer la sauce au chinois"... ????????? C'est vrai quoi, comment voulez-vous vous lancer dans la cuisine si toutes les trois lignes il vous faut un dictionnaire ? Basic Cooking donc. Ou si un ordinateur avec ADSL est connecté quelque part, un coup d'oeil sur jesuispasunecourge.com, histoire de rigoler en lisant des recettes qui en jettent plein les yeux mais faciles à réaliser.
La pouf reçoit le dimanche soir. Toujours. Le samedi c'est ringard. Elle s'est spécialisée dans le risotto. Parce qu'on a pas besoin de le préparer à l'avance, et que c'est bon. Une de ses autres copines poufs s'est plutôt penchée sur les plats de grand-mère. C'est pas mal aussi mais demande un peu plus d'organisation. De toute façon, le plus important, c'est l'apéro qui s'il est réussi fait apprécier tout le reste, le vin que l'on boira qui fait tout passer et les glaces du dessert qui ne sont jamais ratées, merci monsieur Picard.
Au final, recevoir des amis chez soi c'est bien, c'est tendance et sympa, mais quand on n'a pas de lave-vaisselle et qu'on a un emploi du temps surchargé, il ne faut pas trop en demander. Alors la pouf reçoit une fois par mois, grand maximum. Le reste du temps ? Elle va au restaurant. En toute simplicité. Histoire de ne pas se compliquer la vie, en bonne pouf qu'elle est.
Chris
11:00 Publié dans Science de la pouf | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07 décembre 2005
Faut-il aimer les thésards en physique théorique ?
Il suffit de se laisser bercer par le seul terme de « singularité complexe » pour avoir envie de répondre, a priori, que oui, les thésards en physique théorique sont des hommes comme les autres, mieux, ce sont des poètes, et qu’à ce titre ils méritent bien qu’on les aime un peu.
Si le thésard en physique théorique n’est pas, comme on pouvait s’y attendre, un aussi bon danseur que le barman, il n’en demeure pas moins joli à regarder. Si le thésard en physique théorique est forcément un homme de laboratoire, il offre l’avantage certain d’être rompu aux expériences. Si le thésard en physique théorique est par définition un homme de science, il peut aussi révéler une belle sensibilité littéraire.
Pour une pouf comme il se doit, le thésard en physique théorique présente en fait un grand nombre de qualités estimables. Certaines même peuvent d’ailleurs être sans rapport avec la physique ou la théorie : une barre de pole-dance dans le salon, une résistance inouïe au sommeil autrement qu’entre six heures du matin et quinze heures de l’après-midi, du pain d’épice au petit-déjeuner…
Finalement, le seul vrai reproche que l’on pourrait faire à un thésard en physique théorique, c’est d’être un thésard. Non pas qu’il ne faille pas lui reconnaître du mérite, non, au contraire. Mais une thèse, même en physique théorique, ça ne dure pas toujours. Ça peut mener à tout, au conseil comme à la recherche. Ça peut mener nul part, à une presque vie de romancier comme à de longues nuits d’insomnies. Ça peut surtout finir par faire d’un garçon charmant, presque délicieux, un parfait névrosé.
Pétri d’angoisses, bourrés de phobies, le thésard en physique théorique a vite fait de se transformer en personnage assez odieux. Fatigué du monde, fatigué de la vitesse à laquelle il tourne, fatigué des gens qui l’habitent, fatigué de ses us et coutumes sans même les avoir éprouvé, le thésard en physique théorique est fatigué. En colère aussi, contre ceux du privé comme ceux du public, contre les érudits et contre ceux qui ne savent rien, contre les femmes en particulier, le thésard en physique théorique est en colère.
Fatigué et en colère, le joli idéel de la pouf s’avère être son pire client. Parce que si la pouf, elle, maîtrise une barre de pole-dance, une chose est sûre, elle s’avère être complètement désarmée face au « surmoi » déchaîné du thésard en physique théorique.
La pouf a ses limites quoi.
Anna
19:55 Publié dans Science de la pouf | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

